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Une nouvelle accusation d’agression sexuelle contre le collectionneur de voitures de Thetford Mines

DM collection demers-60

photo d'archives

En plein cœur de son procès pour attouchement et agression sexuelle sur une jeune fille de moins de 18 ans, l’homme d’affaires thetfordois Roger Demers a de nouveau été arrêté et il fait désormais face à une nouvelle accusation d’agression sexuelle. 

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Mardi, les policiers du service de police municipal de Thetford Mines ont procédé à l’arrestation de l’homme de 60 ans qui était sous mandat visé. Ce dernier a été libéré sous promesse de comparaître et il reviendra en cour en août pour cette nouvelle accusation.  

Les gestes allégués seraient survenus entre les mois d’octobre 2014 et juin 2017, alors qu’il agissait comme mentor à l’endroit d’une victime de sexe féminin âgée de la trentaine au moment des événements. 

Selon le communiqué émis par les policiers, l’enquête a été amorcée en mai alors que les médias faisaient état du procès de Demers.  

«C’est à ce moment que l’actuelle présumée victime a pris la décision d’informer les autorités concernant des gestes commis par l’accusé envers elle, alors qu’elle se trouvait dans les bureaux du commerce de monsieur Demers», est-il mentionné. 

Il rappelle également que «le service de police de Thetford Mines recommande fortement à toutes victimes d’agression à caractère sexuel de ne pas hésiter à dénoncer leur agresseur en communiquant avec la division des enquêtes criminelles au 418 338-0111».  

Requête

Mercredi, les avocates de Demers ainsi que la poursuivante, Me Valérie Lahaie, étaient de retour en cour. La procureure aux poursuites criminelles et pénales a demandé au juge Christian Boulet la permission d’allonger le délai pour produire une requête pour contrer la preuve de bonne réputation que les avocates de l’homme d’affaires ont introduite en preuve au procès.  

Comme cette demande a été acceptée par le magistrat, la requête devra être déposée à la fin du mois de juin et les parties reviendront en cour le 7 septembre prochain.  

Rappelons que dans le cadre du procès de Demers, la présumée victime a raconté que le sexagénaire avait prétexté vouloir sentir «battre son cœur» et lui «transférer de l’énergie» pour mettre la main sur le sein de l’adolescente. Il en aurait également profité pour toucher les parties intimes de la jeune fille, et ce, à une dizaine de reprises.  

Dans le cadre de sa défense, l’homme qui possède une imposante collection de voitures de luxe avait admis avoir touché la plaignante sur le cœur, sur le ventre ou dans le dos pour l’encourager et l’inciter à croire en elle, mais il réfutait tout geste à connotation sexuelle.