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ECHL: les Lions de Trois-Rivières sont nés

La formation de Trois-Rivières, qui sera le club-école du Canadien de Montréal dans l’ECHL, a maintenant un nom : les Lions.

Avec le dévoilement du logo en parallèle, jeudi, le ton est donné: il y aura de nombreux Québécois dans cette équipe de hockey. Si le visage du lion est intégré à même une fleur de lys, le bleu, le blanc et le gris sont les couleurs à l'honneur.

«D’abord et avant tout, notre équipe sera québécoise. Nous serons la seule équipe francophone dans l’ECHL, a fièrement indiqué le directeur général Marc-André Bergeron au moment du dévoilement. On veut que notre identité, autant sur la glace qu’au premier coup d’oeil de notre logo, ne laisse aucun doute sur ce sujet.»

L’identité de l’équipe trifluvienne n’est pas sans laisser croire qu’une certaine révolution se dessine alors que, conséquemment, l’organisation du Canadien pourrait voir beaucoup moins de Québécois au parcours peu commun lui filer entre les doigts.

«Je ne vais pas commenter le passé, mais à partir d’aujourd’hui, je peux te dire que j’ai un œil sur ces gars-là, a assuré Bergeron lors d’une entrevue téléphonique. Nous allons prioriser les gars de chez nous pour leur donner la chance de montrer à tout le monde ce que nous sommes capables de faire.»

Pour les plus fins observateurs, un flambeau est également présent dans le logo des Lions, tandis qu’un charmant clin d’œil à Laviolette, fondateur de Trois-Rivières, se cache dans la moustache de l’animal.

Souvenirs de Zurich 

Sur une note personnelle, Bergeron sourit en pensant au terme «Lions», lui qui a déjà évolué avec une équipe portant ce nom, en Suisse, entre 2013 et 2016.

«J’ai joué pour les Lions de Zurich pendant trois saisons et ç’a été une expérience extraordinaire pour ma famille et moi, a-t-il noté. Il y a plusieurs équipes qui s’appellent les Lions, mais notre lion sera particulier.»

Insistant sur son objectif de rassembler la meilleure équipe possible, mais avec de nombreux Québécois, le directeur général croit d’ailleurs que sa formation pourrait attirer des joueurs qui songent à s’expatrier en Europe ou encore, d’autres qui aimeraient terminer une carrière au Québec, devant famille et amis.

«Personnellement, c’est une option que j’aurais aimée vers la fin de ma carrière, a noté celui qui a joué 547 matchs dans la Ligue nationale de hockey, en incluant les séries éliminatoires, dont 79 avec le Canadien en 2009-2010. Le club sera rempli de Québécois et les joueurs vont adorer cette dynamique.»

Déjà une bonne réponse 

L’équipe de Trois-Rivières disputera son premier match dans l’ECHL le jeudi 21 octobre, à domicile. Au total, 72 parties sont prévues, dont 36 au nouveau Colisée de Trois-Rivières. Les billets de saison ont d’ailleurs aussi été mis en vente, à compter de jeudi midi.

«La réponse du public semble déjà très bonne», a constaté Bergeron, révélant qu’un bon ménage serait à faire dans ses messages textes.

En fin d’après-midi, jeudi, déjà une centaine d’abonnements de saison avaient été vendus. En plus de Bergeron, qui cumule également les fonctions de vice-président, la naissance des Lions a évidemment été dirigée par Mark Weightman, président et chef de la direction du club.

Dans une certaine mesure, on pourrait parler d’une renaissance, puisque la seule équipe professionnelle de hockey ayant représenté Trois-Rivières, à la fin des années 1950, portait aussi le nom des Lions. Celle-ci avait évolué dans la Ligue de hockey senior du Québec avant de faire le saut, en 1959-1960, dans l’Eastern Professionnal Hockey League (EPHL).

Rappelons que l’association conclue avec le Canadien, pour les trois prochaines saisons, avait été annoncée en janvier dernier. En plus du Rocket de Laval, dans la Ligue américaine (LAH), le CH misera désormais sur ce club de l’ECHL au palier inférieur.

- La formation des Lions de Trois-Rivières risque de prendre forme davantage à compter du 9 juillet, journée d’ouverture pour l’octroi de contrats chez les joueurs autonomes dans l’ECHL. Déjà, on devine toutefois que certaines annonces effectuées dans le dernier mois par le Rocket pourraient offrir quelques éléments aux Lions, si ces joueurs ne sont pas en mesure de percer la formation de la LAH. Avant l’embauche de Justin Ducharme, jeudi, le Rocket a récemment annoncé avoir accordé un contrat d’une saison «à deux volets» aux Québécois Cédric Desruisseaux et Terrance Amorosa, entre autres.