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Isolement forcé malgré ses deux doses de vaccin et trois tests négatifs

La famille d’un nonagénaire ne s’explique pas pourquoi il devra faire un isolement préventif de 14 jours avant de revenir dans sa résidence privée pour aînés (RPA) de Marieville, et ce, même s’il a reçu ses deux doses de vaccin et a trois tests négatifs de dépistage contre la COVID-19.

Après avoir passé la semaine dernière à l’hôpital du Haut-Richelieu dans une chambre non climatisée, l’homme de 94 ans, atteint de problèmes cognitifs, souhaitait revenir dans sa RPA.

Or, selon les infos obtenues par QUB Radio, une directive spécifie qu’un passage en zone tampon est requis lorsque le séjour en centre hospitalier a été de plus de 14 jours (avec ou sans éclosion).

«Pourquoi exiger un tel traitement à nos aînés», s’est interrogée Julie Bessette, sa fille, en entrevue avec l’animatrice Geneviève Pettersen, soulignant qu’à chaque transfert, sa santé se détériore et il perd ses repères.

«On est comme dans un cul-de-sac», a-t-elle ajouté.

La famille espère que la santé publique va assouplir la réglementation en raison de l’amélioration de la situation sanitaire.

Au ministère de la Santé, on explique que «des travaux sont en cours pour mettre à jour cette directive afin de tenir compte des allègements annoncés pour la population générale».

Julie Bessette est d’autant plus exaspérée que son père ait passé une semaine difficile à l’hôpital, et ce, «durant une canicule qui a été très difficile pour lui».

«J'ai dû lui acheter un ventilateur, car dans sa chambre, le ventilateur [...] ne fonctionnait pas. J'ai dû lui faire tremper les pieds dans l'eau froide et lui laver le dos à plusieurs reprises [...]» a déploré sa fille, scandalisée par la situation.

La ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a toutefois annoncé vendredi sur Twitter que la quarantaine n’était plus en vigueur «pour les aînés qui entrent dans un milieu de vie (CHSLD, RPA, RI-RTF) ou qui reviennent d’un séjour à l’hôpital».