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Le CHUM officiellement terminé

Plus de 10 ans après la première pelletée de terre, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) est officiellement terminé et les dernières équipes pourront bientôt aménager dans le dernier pavillon complété et son amphithéâtre adjacent.

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Consultations externes, bureaux pour les professionnels et les médecins, bibliothèque et amphithéâtre s’ajoutent à ce qui était déjà l’un des hôpitaux «les plus avancées de la planète». À l’intérieur, l’heure est encore au déménagement. C’est le 19 juin que tout devrait se terminer.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

«C’est un hôpital qui a été conçu et réalisé pour apporter deux éléments majeurs aux patients et à ceux qui les accompagnent: offrir tous les meilleurs soins avec les technologies et avancées thérapeutiques que nous avons ici, mais tout en restant extrêmement humain», a souligné le Dr Fabrice Brunet, PDG du CHUM.

De l’intérieur, ce sont les longues baies vitrées qui frappent l’imaginaire, offrant un panorama de la ville et laissant entrer la lumière naturelle. «On arrive toujours à se situer grâce à la vue», a fait remarquer Danielle Fleury, présidente-directrice générale adjointe du CHUM.

En 1996, les hôpitaux Notre-Dame, Hôtel-Dieu et Saint-Luc ont fusionné pour former le CHUM. Le nouvel hôpital, construit au coût de 3,6 milliards $, a permis de les rassembler dans un même immeuble. Il a commencé à accueillir ses premiers patients en 2017.

Ce sont 14 000 personnes qui y travaillent, en incluant les employés du Centre de recherche, dont 4000 infirmières. À ce nombre s’ajoutent 5000 étudiants et stagiaires qui y sont de passage chaque année. L’hôpital accueille annuellement environ 500 000 patients.

«Maintenant, tout le monde est regroupé au même endroit. Je n’ai pas besoin d’appeler mon collègue à l’Hôtel-Dieu pour qu’il se déplace voir mon patient, a souligné Mme Fleury. Tout se fait au même endroit. C’est surtout dans le fonctionnement que ça donne un net avantage.»

Un amphithéâtre unique

Du côté de la rue Saint-Denis, les pavillons forment un demi-cercle autour du nouvel amphithéâtre.

À l’intérieur, 356 places, dans une estrade, sont rétractables, permettant d’utiliser les lieux comme studio ou lieu de vidéoconférence.

«Ça peut devenir à n’importe quel moment une grande salle d’immersion où on peut faire de la réalité avancée, des hologrammes, pour pouvoir enseigner d’une façon plus concrète, mais dans le monde virtuel», a expliqué le Dr Brunet.

Selon ses dires, l’hôpital fait partie des plus avancées sur la planète au niveau technologique. «Tout ça ne vaut rien si l’humain s’y perd», a-t-il prévenu.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

En l’honneur du fondateur de Québecor, le nouvel amphithéâtre porte le nom de Pierre Péladeau. En 2018, l’entreprise a fait un don de 15 millions $ à la Fondation du CHUM, soit le plus grand montant qu’elle ait reçu dans son histoire.

«C’est un lieu avec une symbolique toute particulière, soit celui de rendre hommage à ce grand homme du Québec, qui a marqué le monde des affaires, mais qui nous a surtout marqués par sa grande générosité et par la force de son engagement au sein de la communauté», a souligné Me Marc Tremblay, président du CA de la Fondation du CHUM.

Pierre Karl Péladeau s’est dit honoré de prendre part à la cérémonie. «Si, aujourd’hui, nous avons le privilège de nous retrouver sur la rue Saint-Denis, c’est parce que des hommes se sont donnés corps et âme pour construire l’économie du Québec et ses entreprises. Et ce sont celles-ci qui redonnent à la société», a-t-il déclaré.

L’inauguration de cette dernière phase du CHUM a été soulignée par plusieurs personnalités politiques du Québec, présentes de manière virtuelle à la cérémonie.

«Avec le CHUM, on a un hôpital de calibre mondial pour tous les Québécois. Il va nous aider à mieux prendre soin de notre monde, et ce sera aussi un levier important pour faire avancer la science», a soutenu le premier ministre du Québec, François Legault.

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