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Le vaccin pourra se donner à l’école

Le Journal de Québec

Les élèves de l’ouest de Montréal pourront finalement se faire vacciner en milieu scolaire, le CIUSSS ayant viré «sur un dix sous» son plan controversé.

«On a entendu les difficultés [du terrain], on a regardé les taux de vaccination. On s’adapte, on apprend», explique Kathleen Moxness, directrice du programme jeunesse au CIUSSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal.

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Le Journal publiait samedi un article sur le plan de vaccination des 12 à 17 ans qui faisait sourciller de nombreux élèves et intervenants dans l’ouest de la métropole.

Depuis lundi, tous les adolescents sont censés avoir l’option de se faire vacciner à l’école ou avoir accès à un transport scolaire vers un centre. Le CIUSSS avait plutôt décidé de miser sur une formule «familiale» en dehors des heures de classe.

Le CIUSSS indiquait alors être aux prises avec un manque d’effectifs.

En quelques jours, les responsables ont finalement «viré sur un dix sous» pour offrir la vaccination en milieu scolaire à tous, résume Mme Moxness.

Ainsi, les jeunes pourront se faire vacciner à l’école ou dans une école à distance de marche de la leur. L’opération a débuté mardi et devrait se terminer le 23 juin, estime la directrice.

«Nous saluons le travail qui a été fait», réagit Annie Bourassa, du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui avait justement fait des représentations en ce sens pour que le CIUSSS revienne sur son plan.

Course contre la montre

«On est au jour 3 de la vaccination et il y a encore des écoles qui n’ont pas été contactées», déplore toutefois Kathleen Legault, présidente de l’Association montréalaise des directions d'établissement scolaire.

«Chaque jour compte. On est dans une course contre la montre» pour que tous les jeunes obtiennent leur deuxième dose avant la rentrée prochaine tout en respectant le délai de 8 semaines entre les deux doses, rappelle-t-elle.

Mme Legault remarque aussi que sur l’ensemble du territoire montréalais, beaucoup d’élèves de 6e année du primaire âgés de 12 ans sont laissés en plan, c’est-à-dire qu’on se contente d’envoyer une lettre aux parents les invitant à s’inscrire sur Clic Santé.

«Ce qui nous inquiète, ce sont les quartiers, les familles plus vulnérables [...] Les cas de parents qui ont deux emplois ou monoparentaux», illustre-t-elle.