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Legault déplore le manque de psychologues pour aider les jeunes en détresse

Photo Stevens LeBlanc

L’explosion du nombre de jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale «engorge» les urgences, a reconnu le premier ministre, François Legault, qui ajoute avoir toutefois avoir les mains liées par le manque de psychologues disponibles.

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Même si la pandémie s’essouffle au Québec, des salles d’urgence abondent en jeunes aux prises avec une grande détresse psychologique en lien avec le confinement des derniers mois, a rapporté notre Bureau d’enquête, jeudi.

Les plus récents chiffres rendus publics par l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) montrent que, pour les deux premiers mois de 2021, les admissions des jeunes à l’hôpital pour un problème de santé mentale ont grimpé de 40 % par rapport à la même période un an plus tôt.

«Il y a environ huit mois, je demandais au premier ministre de considérer une mesure pour aider l'enjeu de santé mentale et de faire en sorte qu'on adopte un système d'accès universel pour avoir des soins en santé mentale. Il a dit qu'il reviendrait puis qu'il nous reparlerait de cette proposition-là. Depuis ce temps-là, pas de son, pas d'image», a tonné la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, au Salon bleu.

Manque de personnel criant

«Malheureusement, il manque de personnel qualifié de disponible», lui a répondu François Legault.

Le gouvernement a déjà lancé un programme pour embaucher d’urgence des psychologues au privé afin de réduire les listes d’attentes au public, a-t-il rappelé.

«Je pense qu'on fait tous les efforts possibles, mais comme partout dans le monde, ce n'est pas facile», a conclu le chef de la Coalition Avenir Québec.

Or, le gouvernement Legault ne peut se «contenter d’avoir de bonnes intentions», estime le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, qui réclame la présentation d’un plan «concret» pour venir en aide aux jeunes Québécois en détresse.

«La jeunesse québécoise n'a été pas seulement ébranlée, elle a été cassée en deux par la pandémie. Il y a des jeunes qui sont maganés en ce moment puis qui vont rester maganés longtemps», a-t-il souligné.

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