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Les voyages peu populaires malgré les assouplissements

Preparing for travel in new normal

Photo Adobe Stock

L’assouplissement des mesures à la frontière motivera-t-il davantage de Québécois à s’envoler vers l’étranger cet été ? Pas vraiment, si on se fie aux acteurs de l’industrie touristique.

«C’était déjà commencé pour la fin de 2021 et le début de 2022, les gens nous appellent tous les jours et on fait des ventes pour ces dates-là», avance la conseillère en voyages Johanne Larivière, de l’agence Cinquième saison.

Mais pour ce qui est de l’été, les assouplissements tombent « au compte-gouttes », les restrictions «demeurent nombreuses» et il n’y a pas de «go» officiel, ce qui complique passablement les choses. «J’ai une cliente qui voulait partir en Grèce en juillet, mais je trouvais ça trop hasardeux, nous n’avons aucune information précise», illustre la conseillère. Elle a refusé de lui vendre son billet. 

Mme Larivière attend donc des décisions « précises et concrètes » de la part d’Ottawa et se concentre sur l’automne, voire carrément sur 2022. 

Gros rabais cet automne

C’est un peu la même chose chez CAA-Québec, où on constate que les voyagistes mettent le paquet pour attirer des clients à l’automne, et non à l’été. «Ils sont agressifs, il y a beaucoup d’offres à 30-40-50% de rabais pour des tout-inclus en octobre et en novembre», constate le directeur des affaires publiques de l’organisme, Nicolas Ryan. 

  • Écoutez l'entrevue du PDG de l’alliance de l’industrie touristique du Québec, Martin Soucy, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Les gens recherchent avant tout de la flexibilité, ajoute-t-il, et ne sont pas prêts à s’engager à voyager sans être certains de pouvoir se faire rembourser advenant des annulations.

CAA-Québec publie d’ailleurs aujourd’hui son sondage annuel sur les intentions de vacances des Québécois, qui indique que 83 % des vacanciers vont rester dans la province cette année. De ce nombre, 54% vont voyager dans une région ou une autre, et 28% prévoient rester à la maison.

L’organisme note par ailleurs que la popularité des véhicules récréatifs «ne démord pas». De 4% en 2020, la proportion de Québécois qui sillonneront nos routes en VR passera à 10% en 2021, selon le sondage mené par Léger pour le compte de CAA-Québec.