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L’UPAC présente ses excuses à Guy Ouellette

Le commissaire à la lutte contre la corruption, Frédérick Gaudreau, a présenté ses excuses au député de Chomedey, Guy Ouellette, pour son arrestation du 25 octobre 2017.

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Le commissaire à la lutte à la corruption Frédérick Gaudreau est venu à l’Assemblée nationale, jeudi, où il est apparu aux côtés de M. Ouellette.

L'arrestation de M. Ouellette par l'UPAC est le résultat d'une «enquête fautive à certains égards», a-t-il déclaré.

«Cette arrestation était injustifiée. L'UPAC s'excuse des conséquences dévastatrices que cette arrestation.»

M. Gaudreau a expliqué que ces excuses s’adressent non seulement à M. Ouellette et ses proches mais également aux députés de l’Assemblée nationale.

Déclaration de l'UPAC et du député Guy Ouellette 

En 2017, l’arrestation du député de Chomedey avait provoqué une profonde onde de choc au sein de l’institution.

Le président l’Assemblée nationale Jacques Chagnon s’était indigné des façons de procéder du corps policier qui était alors dirigé par Robert Lafrenière.

«Qu’on accuse ou que l’on s’excuse», avait-il alors réclamé dans une déclaration en Chambre devant tous les députés, quelques jours après l’arrestation de M. Ouellette.

L’UPAC n’a finalement jamais accusé M. Ouellette, qui était soupçonné d’avoir contribué à des fuites de renseignements policiers provenant de l’enquête Mâchurer, portant sur l’ex-premier ministre Jean Charest et le collecteur de fonds et homme d’affaires Marc Bibeau.

POURSUITE  

En juin 2019, M. Ouellette avait déposé une poursuite de 550 000 $ contre le gouvernement.

Jeudi, M. Gaudreau a affirmé que ses excuses font partie d’une entente confidentielle intervenue entre les parties.

«Il y a une entente, la poursuite contre l’UPAC est terminée», a-t-il dit en refusant de donner plus détails sur les autres conditions.

À ses côtés, M. Ouellette, qui siège comme indépendant après avoir été expulsé du caucus libéral à la suite d’un différend, n’a pas voulu commenter.

«Ce matin, j'encaisse le coup. Je vous demanderais de respecter ma décision de ne pas commenter la déclaration de l'UPAC de ce matin», a-t-il dit.

«COW-BOY»  

M. Gaudreau a voulu se faire rassurant sur les pratiques en cours à l’UPAC.

«La police cowboy moi je n’en ai jamais fait et je n’en ferai jamais», a-t-il dit.

Dès son arrivée à la tête de l’organisation, il avait déjà indiqué son intention de prendre ses distances avec les pratiques de son prédécesseur.

Il avait notamment désavoué sa décision de mandater des enquêteurs de l’UPAC pour enquêter sur leurs collègues.