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Réseaux de pédophilie: Lacombe s’en remet aux autorités

Photo d'archives

Interpellé au sujet de potentiels réseaux de pédophiles qui profiteraient des annonces sur les réseaux sociaux de parents désespérés par l’absence de places en garderie, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, s’en est remis aux autorités jeudi.

«Je n’ai pas envie de rentrer là-dedans parce que c’est un terrain très très glissant. S’il y a des situations qui sont problématiques, où on pense que des enfants sont en danger, il faut appeler la police», a-t-il dit en invitant les parents informés de telles situations à contacter les autorités policières ou la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Plus tôt en matinée, à l’occasion du dépôt d’une pétition de 18 000 noms pour alerter le gouvernement sur le manque de places en garderie, la porte-parole du mouvement «Ma place au travail», Myriam Lapointe-Gagnon, a dit s’inquiéter de ce phénomène.

De plus en plus de parents sont forcés de partager des CV et des photos de leurs bébés sur les médias sociaux pour leur trouver une place en garderie et la pénurie d’éducatrices est si sévère que le ministère de la Famille recommande maintenant aux services de garde d’embaucher des mamans, rapportait «Le Journal de Québec», début avril.

Or, de présumés pédophiles en profiteraient pour faire des victimes, selon Myriam Lapointe-Gagnon.

Par exemple, une enquête du Service de police de la Ville de Québec amorcée en octobre dernier a permis de démontrer qu’un couple suspecté de pédophilie juvénile offrait ses services de gardiennage sur le site de petites annonces en ligne Kijiji.

Selon les informations du «Journal de Québec», c’est en fouillant les appareils de communication des accusés que les policiers se sont aperçus que le couple complotait depuis des années en vue de garder des enfants pour pouvoir ensuite les agresser.