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Services de garde: 18 500 signatures pour avoir des places rapidement

L'instigatrice du mouvement «Ma place au travail» s'est rendue à l'Assemblée nationale jeudi matin pour déposer une pétition signée par plus de 18 500 personnes dans le but de dénoncer la pénurie de places en services de garde éducatifs à l'enfance.

Il y a trois mois, Myriam Lapointe-Gagnon, une jeune mère de famille de Cacouna, a lancé le mouvement «Ma place au travail» pour les parents qui ne peuvent retourner travailler, faute de place en garderie.

Depuis, des milliers de parents se sont joints au mouvement.

«Trois mois plus tard, toujours aucune aide d'urgence aux familles du Québec, toujours aucune reconnaissance de cette crise et malgré les annonces, les parents ne sont pas rassurés», a-t-elle dit en point de presse jeudi matin.

L'objectif premier de la pétition déposée jeudi c'est que le gouvernement reconnaisse qu'il fait face à une véritable crise et qu'ainsi, il mette en place un plan d'urgence nationale pour combler les places subventionnées manquantes rapidement.

«Ce sont des dizaines de milliers de Québécois et de Québécoises qui ont parlé et qui ont demandé à ce que les services de garde éducatifs soient accessibles à tous les enfants du Québec, peu importe leur sexe, leur couleur de peau, leur état de santé, leur comportement, pour que chacun ait la chance de partir sur la même ligne de départ», a lancé Mme Lapointe-Gagnon.

Le ministre de la Famille a réagi rapidement au point de presse de Mme Lapointe-Gagnon. «Honnêtement, je comprends le désespoir et l'impatience de ces parents-là», a assuré M. Lacombe.

Alors que des actions rapides sont réclamées, le ministre de la Famille a dit tout mettre en œuvre pour pallier le manque de places. «Je demande aux gens qui trouvent qu'on ne va pas assez vite qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus? Pour l'instant on écoute nos partenaires, on travaille avec eux et on fait des avancées majeures», a-t-il expliqué.

Le ministre a récemment annoncé un plan de relance de 200 millions $ pour favoriser la création de places en milieu familial. Il a également donné le feu vert à l'utilisation de locaux temporaires pour créer des places le plus rapidement possible.

«Je veux rassurer les parents, maintenant qu'on est au pouvoir vous avez les bonnes personnes pour régler ce problème-là et on est déjà sur l'autoroute pour le régler», a-t-il précisé.

Il y a présentement 51 000 enfants au Québec en attente d'une place subventionnée en service de garde.

En tout, le gouvernement promet 37 000 places.

Pour le mouvement «Ma place au travail», la vitesse à laquelle ces places se développent est loin d'être à la hauteur du problème.