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Blinken appelle la Chine à la «transparence» sur l'origine de la COVID-19

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a appelé vendredi la Chine à la «coopération» et à la «transparence» au sujet de l'origine de la COVID-19, alors que Washington tente d'établir si le coronavirus a pu provenir d'un accident de laboratoire chinois.

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Dans une conversation téléphonique avec son homologue Yang Jiechi, il a notamment souligné «la nécessité» d'un approfondissement de l'enquête d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine sur l'origine du virus, après les critiques qui ont visé la première mission, d'après un communiqué du département d'État américain.

Le président des États-Unis Joe Biden a appelé fin mai le renseignement américain, jusqu'ici incapable de trancher entre la thèse d'une origine animale et celle d'une fuite au laboratoire chinois de Wuhan, à «redoubler d'efforts» pour expliquer l'origine de la COVID-19, et à fournir un rapport sous 90 jours.

Antony Blinken a aussi appelé Pékin «à cesser sa campagne de pression contre Taïwan» et à «résoudre de manière pacifique» les sujets liés à l'île.

AFP

Il a évoqué la «préoccupation» des États-Unis au sujet «du génocide et des crimes contre l'humanité en cours» visant selon le gouvernement américain les musulmans ouïghours du Xinjiang. Mais également au sujet de «la détérioration des normes démocratiques à Hong Kong».

Il s'agit du premier échange entre les deux hommes depuis leur rencontre extrêmement tendue en mars à Anchorage, en Alaska, au cours de laquelle les deux grandes puissances rivales avaient étalé leurs divergences devant les caméras du monde entier, donnant l'impression d'un fossé impossible à combler.

Et il intervient au moment où Antony Blinken se trouve avec le président américain Joe Biden au Royaume-Uni pour un sommet du G7 réunissant les puissances alliées de Washington.

D'après les compte-rendus américain et chinois, le ton a été une fois de plus à la confrontation.

Le secrétaire d'État américain a notamment réclamé une fois de plus «la libération immédiate» des ressortissants occidentaux victimes de «détention arbitraire» en Chine.

Mais les deux hommes ont aussi évoqué les questions sur lesquelles leurs pays ont, selon Washington, des intérêts partagés, comme la Corée du Nord et «la nécessité pour les États-Unis et la République populaire de Chine de travailler ensemble à la dénucléarisation de la péninsule coréenne», mais aussi l'Iran, la Birmanie et la crise climatique.