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Maxime Bernier arrêté et accusé au Manitoba

Maxime Bernier a été arrêté vendredi après-midi alors qu’il allait prendre la parole lors d’un rassemblement illégal contre le confinement près du village de Saint-Pierre-Jolys, au Manitoba. Le chef du Parti populaire du Canada (PPC) fait face à diverses accusations pour avoir brisé la loi et devra se présenter en cour.

Le PPC avance, dans un message transmis à sa base, qu’«il est possible que Maxime soit en prison pendant plusieurs jours». «Maxime savait qu'en allant au Manitoba, il se heurtait au despote provincial Brian Pallister, et que cette arrestation était une possibilité réelle», est-il écrit.

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles a toutefois annoncé en soirée que le politicien avait été libéré.

«[Les] avocats ont obtenu la libération du chef politique fédéral Maxime Bernier du Parti populaire du Canada (PPC), qui a été arrêté et détenu plus tôt dans la journée par la police du Manitoba. Après une audience sur la mise en liberté sous caution devant la juge de paix Mme Becker, Bernier devait être libéré», a indiqué le centre par voie de communiqué.

Dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter, M. Bernier est vu en train de se faire passer les menottes aux poignets alors que le conducteur du véhicule filme la scène sur un téléphone intelligent. Il ne résiste pas à l’arrestation. Lorsque le policier lui demande s’il a quelque chose de dangereux sur lui, l’homme de 58 ans répond qu’il n’a «que des mots» et que sa «philosophie».

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) du Manitoba a confirmé son arrestation par courriel peu avant 16 h, suivie du ministère de la Justice manitobaine vers 17 h.

«M. Bernier était au courant des ordonnances sanitaires et avait déjà reçu une contravention. Le fait de continuer à enfreindre les ordonnances de santé publique en vigueur au Manitoba a mené à son arrestation», a déclaré une porte-parole du corps policier, ajoutant qu’«il sera conduit devant un magistrat.

En plus d’avoir contrevenu à la Loi sur la santé en organisant un rassemblement et en refusant la quarantaine obligatoire dans la province, M. Bernier a été arrêté «pour prévenir d'autres infractions liées à la présence, à la participation et à l'organisation de rassemblements publics dans toute la province», a relaté une porte-parole du ministère de la Justice du Manitoba.«Tous les événements précédents font toujours l'objet d'une enquête et on s'attend à ce que d'autres accusations soient portées», a-t-on fait savoir.

C’était la deuxième présence publique de M. Bernier de la journée. Il avait tenu un rassemblement plus tôt à Niverville, non loin de Saint-Pierre-Jolys. M. Bernier a publié une vidéo peu après 14 h dans laquelle un agent de police lui remet une contravention de 1296 $ et le prévient qu’il pourrait se faire arrêter s’il «continue avec de nouvelles actions» du genre.

Le Manitoba a connu une hausse fulgurante des cas depuis la fin du mois d’avril. Le nombre de cas quotidiens de COVID-19 est cependant en chute constante depuis le 24 mai, en raison notamment des restrictions sanitaires imposées par le premier ministre Brian Pallister. Malgré cette baisse, la province interdit toujours les grands rassemblements et impose une quarantaine de 14 jours à ceux qui arrivent dans la province.

L’ex-ministre conservateur a estimé qu’il était dans son droit en s’appuyant sur l’article 2(c) de la Charte des droits et libertés, qui garantit le droit de réunion pacifique.

Maxime Bernier est présentement en tournée à travers le Manitoba. L'événement a été baptisé «Mad Max au Manitoba».

Le leader du PPC collectionne les contraventions depuis quelques mois. Cette dernière est au mois la cinquième qu’il a reçue relativement à des manifestations contre le confinement.