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Séries de la LNH: tout le monde dans l’avion

Pratique du Canadien au Centre Bell de Montréal

Ben Pelosse / JdeM

Quand votre gang de chums annonce qu’elle organise un voyage à Vegas, il n’y a aucune raison au monde pour que vous déclariez forfait.

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Évidemment, le Tricolore ne s’en va pas faire les 400 coups sur la Strip, assister à des spectacles du Cirque du Soleil ou déambuler au cœur du festival des abominations sur Fremont Street à l’ombre du Golden Nugget.

Le Canadien est parti avec la difficile mission de prendre les devants dans la série demi-finale qui l’oppose aux Golden Knights.

Néanmoins, c’est donc avec tout le monde à bord de l’avion que le Canadien s’est envolé samedi après-midi dans la capitale du vice. Tout le monde, ça inclut les blessés Jeff Petry, Jake Evans et Jon Merrill.

Si l’échéancier semble différer d’un blessé à l’autre, on sait qu’aucun d’entre eux ne sera disponible pour le premier match, prévu lundi soir. De ce trio, l’absence de Petry sera probablement la plus difficile à combler.

«On connaît tous l’importance qu’il a pour notre équipe en raison de sa façon de jouer. Mais on ne remplace pas un joueur par un seul individu. On le fait en collectivité, a soutenu Dominique Ducharme. On l’a bien fait lors du dernier match. Si Jeff devait rater un match ou deux, c’est de cette façon qu’on devra continuer de le faire.»

Victime d’une commotion cérébrale lors du premier match de la série face aux Jets de Winnipeg, Evans prend du mieux de jour en jour. Samedi matin, il a sauté sur la patinoire pour une deuxième journée consécutive. Il ne l’a toutefois pas fait en compagnie du reste de l’équipe. Il n’était accompagné que de l’un des thérapeutes sportifs de l’équipe sur la glace secondaire.

Au moment de se retirer au vestiaire, il a traversé la patinoire principale sous les encouragements de ses coéquipiers.

«Il s’en va dans la bonne direction. Il pourrait être prêt à revenir au jeu d’ici trois ou quatre jours, a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien. Mais avec une commotion, on n’est jamais à l’abri d’une rechute. Le plus important pour son présent et son avenir, c’est qu’il soit à 100 % lorsqu’il reviendra au jeu.»

Le crime de Paul Maurice

Par ailleurs, certains ont fait tout un plat du fait que Paul Maurice ait choisi de ne pas serrer la main des joueurs du Canadien au terme de l’élimination de son équipe. Ils ont vu dans cette décision un manque de respect à l’endroit de la formation montréalaise.

L’entraîneur-chef des Jets a même tenu à s’expliquer vendredi dans son bilan de fin de saison.

«Je me suis toujours demandé ce que je faisais là, sur la glace, avec les joueurs. Ils sont ceux qui s’échangent des coups et qui disputent des matchs intenses, alors que nous, on est en veston-cravate. Et, en plus, avec toutes les mesures sanitaires qu’il a fallu respecter, je trouvais qu’il y avait un malaise à aller serrer la main des joueurs», a-t-il indiqué.

Samedi, lors de leur point de presse respectif, Marc Bergevin et Ducharme ont tour à tour assuré qu’ils n’en tenaient pas rigueur à Maurice.

«En aucun temps, Paul Maurice n’a manqué de respect à notre organisation, a assuré Bergevin. Dom et Paul se sont serré la main. Le reste, c’est à la discrétion des entraîneurs. Pour nous, Paul Maurice a été parfait dans son comportement.»

«C’est un choix personnel. On est impliqué dans une compétition. Il y a toujours quelques joueurs que tu connais de l’autre côté. Ça, c’est mon choix, a indiqué Ducharme. Je n’ai pas de problème avec le sien. Il est venu me voir après le match et il a serré la main à notre staff.»

Dossier clos. Place à la demi-finale.