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Un méga rassemblement qui dérange à Kanesatake

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour un méga party à thématique caribéenne samedi après-midi à Kanesatake, dans les Laurentides, au grand dam du maire d’Oka.

Les fêtards ont profité du soleil pour participer à une fête co-organisée par un dispensaire de cannabis situé dans la communauté autochtone. 

Des vidéos vues par Le Journal montrent des centaines de personnes interagissant comme si la pandémie n’avait jamais existé, sans égard à la distanciation sociale ou au port du masque.

Les participants en provenance de l’extérieur se sont stationnés en bordure de la route 344 avant de se masser près du Green Room, un commerce qui vend de la marijuana. 

Mais aux alentours de 21 h, des Mohawks ont temporairement érigé un barrage routier pour restreindre l’accès à la réserve. 

Les participants ont ensuite quitté les lieux en masse vers 22 h, sous l’œil de la police qui avait aussi érigé des barrages pour contrer l’alcool ou la drogue au volant. 

« Déplorable »

Le maire de la ville voisine d’Oka, Pascal Quevillon, contacté en milieu d’après-midi, voyait dans ce rassemblement un « manque de civisme total ».

« Des gens assis sur des chaises de camping sur le bord de la route, qui consomment de l’alcool, du cannabis [...] Ce n’est pas un très bel exemple pour notre jeunesse », a-t-il déclaré en entrevue sur LCN.

« La grosse musique forte, des gens qui vont uriner partout [...] c’est vraiment déplorable et très désagréable », a ajouté le maire.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé avoir reçu un signalement.

« Nos policiers se sont assurés qu’il n’y avait pas de débordements ou d’infractions criminelles et qu’il y avait une fluidité sur la route 344 », a souligné la sergente Audrey-Anne Bilodeau.

Les participants s’exposent à des amendes à 1500 $ en vertu des règles sur les mesures sanitaires.

Depuis le retour du beau temps, la police a dû intervenir à plus d’une reprise pour disperser des foules à l’extérieur. 

La vida loca

Les plages d’Oka et du parc-nature de Cap-Saint-Jacques, à Montréal, ont notamment été à l’origine de débordements dans les dernières semaines. 

Même si la COVID-19 se propage plus difficilement à l’extérieur, la Direction régionale de santé publique de Montréal a dénombré des éclosions à la suite de rassemblements dans des parcs. 

– Avec Nora T. Lamontagne