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Un nouveau vélo fantôme installé sur le Plateau

ANDREA LUBECK/24 HEURES/AGENCE QMI

Une cérémonie a eu lieu samedi dans le quartier du Plateau-Mont-Royal, à Montréal, à la mémoire d’un cycliste décédé à la suite d’une collision avec une voiture en avril dernier.

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Alors qu’il circulait à vélo sur la rue Papineau en direction sud, Maxime Levesque, 33 ans, a été happé par un VUS tout juste au sud du boulevard Saint-Joseph, le 8 avril dernier. L’événement, auquel ont participé une centaine de personnes, s’est déroulé à l’endroit même où il a perdu la vie.

Le véhicule en question a perdu contrôle et a terminé sa course sur le toit, après avoir effectué plusieurs tonneaux. La cause et les circonstances de la collision ne sont toujours pas connues, ont indiqué les représentants de Vélo fantôme lors de la cérémonie.

Le vélo installé en mémoire de Maxime Levesque est celui qu’il utilisait pour se rendre au centre d’escalade le 8 avril au matin. Un de ses proches l’a récupéré, peint en blanc et solidifié, après avoir été tordu dans l’accident.

Un amoureux du Québec

Décrit comme étant un «rayon de soleil», Maxime Levesque, qui a grandi en France, a déménagé au Québec en 2012 et en était tombé amoureux, selon ses proches. Il avait d’ailleurs rempli une demande de citoyenneté.

«La bonne humeur et les sourires le suivaient partout où il allait. Avec lui, tout le monde se sentait inclus, apprécié et non jugé», a souligné Alexis Ruffié, un ami de M. Levesque, indiquant au passage que ce dernier portait toujours un casque.

Sécuriser les grandes artères montréalaises

L’organisme Vélo fantôme plaide pour des aménagements cyclistes plus sécuritaires dans la ville, notamment sur la rue Papineau. Depuis sa création en 2013, l’organisme indique avoir installé 13 vélos fantômes.

«Notre ville devrait en être une où les usagers n’ont pas à craindre de se déplacer, peu importe le chemin qu’ils choisissent. Il est essentiel de l’aménager pour assurer la sécurité et le confort de celles et ceux qui sont les plus fragiles sur la route, c’est-à-dire les piétons et les cyclistes», a soutenu Séverine Le Page, porte-parole de l’organisme, ajoutant que la Ville se doit d’aménager des trottoirs confortables et des pistes cyclables séparées.

«Seule l’avenue Saint-Denis a été sécurisée adéquatement, et ce, tout récemment», a pour sa part déclaré Shanti Larochelle, porte-parole de l’organisme, dans un discours prononcé lors de la cérémonie.

Cette année, le vélo blanc de Mathilde Blais, une cycliste morte en 2014 après une collision avec un véhicule sur la rue St-Denis sous le viaduc des Carrières, a été retiré à la suite de l’aménagement du REV, «qui aurait pu éviter ce drame» s’il avait existé à l’époque.

Installés aux endroits où des cyclistes sont morts dans une collision sur la route, les vélos fantômes visent à «susciter une réflexion sur les dangers des véhicules motorisés» et pour «honorer la mémoire de la victime».

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