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La vie après la pandémie: employeurs et employés partagés sur le télétravail

Woman discussing business with team over a video conference

Photo Adobe Stock

Avec la pandémie qui tire à sa fin, les employeurs doivent commencer à envisager comment se déploiera le retour au travail, mais force est de constater qu’ils ont un avis bien divergent de celui de leurs employés sur les bienfaits du télétravail.

Une combinaison de deux sondages dévoilés lundi et réalisés auprès de télétravailleurs, d’une part, et de professionnels de l’Ordre des conseillers en ressources humaines, d’autre part, montre que les deux camps auront intérêt à accorder leurs violons dans les prochaines semaines.

Ainsi, selon le sondage réalisé auprès des travailleurs, 38 % d’entre eux rêvent de demeurer en télétravail à temps plein après la pandémie, tandis que 24 % réclament une pleine flexibilité, sans exigence, sur le partage du temps passé à travailler au bureau ou à la maison.

À l’opposé, à peine 9 % des travailleurs espèrent un retour à temps plein au bureau.  

  • Écoutez la chronique économique d’Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal, sur QUB radio:   

En revanche, les employeurs semblent très peu enclins à se diriger vers la voie du télétravail à volonté. En effet, seul 1 % des répondants ont soutenu vouloir opter pour le télétravail à temps plein et 8 % pour la pleine flexibilité, selon le coup de sonde réalisé du côté des conseillers en ressources humaines.

Les travailleurs heureux à la maison ne doivent cependant pas désespérer puisqu’à peine 6 % des employeurs favorisent un retour à temps plein au bureau.

En fait, les employeurs privilégient majoritairement (52 %) une formule de travail hybride, avec du temps de travail à la maison et au bureau, mais selon une formule fixe et déterminée d’avance, une option qui reçoit la faveur de 18 % des employés.

Une formule similaire, mais avec un temps passé au bureau en fonction des tâches à accomplir, reçoit, elle, l’appui de 23 % des employeurs.

Cette dernière option est celle privilégiée par l’Ordre. «Le modèle hybride [...] est une voie particulièrement intéressante à explorer. Ce type de modèle, qui prévoit une certaine présence physique des employés au bureau, permet non seulement aux organisations de soutenir leur culture organisationnelle, mais aussi de maintenir la productivité collective, l'innovation, la cohésion d'équipe et le sentiment d'appartenance, lesquels ont été quelque peu éprouvés dans le mode 100% télétravail», a plaidé l’organisme en dévoilant les résultats des sondages.