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Les pères québécois, des modèles de l’engagement paternel au pays

Les pères québécois ont un engagement plus soutenu auprès de leurs enfants et une conception plus moderne du partage des responsabilités familiales que leurs homologues canadiens.

C’est la conclusion à laquelle est arrivé un sondage Léger pancanadien dévoilé lundi à l’occasion de la Semaine québécoise de la paternité.

Selon le coup de sonde, les pères québécois sont en rupture avec la conception traditionnelle de «père pourvoyeur» adoptée par seulement 12 % des sondés, contrairement aux pères canadiens (43 %).

Une grande majorité des pères québécois (77 %) estiment nécessaire qu’ils bénéficient d’un congé à la naissance d’un enfant. Seuls 65 % des papas canadiens partagent le même avis.

La coparentalité, avec son corolaire la garde partagée, semble aussi avoir plus d’importance pour la plus grande majorité des pères québécois (89 %), soit 10 points de pourcentage de plus qu’ailleurs au pays.

La majorité des pères québécois (64 %) et canadiens (65 %) ont profité des restrictions sanitaires imposées par la pandémie de COVID-19, en ce sens qu’ils ont passé plus de temps avec leurs enfants, ce qui a visiblement amélioré la relation avec eux (50 % contre 55 %).

Le sondage a révélé aussi la dichotomie entre des modèles matrimoniaux. Au Québec, on enregistre presque une égalité entre les pères mariés (51 %) et les conjoints de fait (49 %).

Un résultat qui contraste avec le reste du pays où le modèle du mariage demeure dominant avec 90 % de pères mariés, contre 10 % de conjoints de fait.

«Ce sont de petites différences, mais elles sont constantes et pointent toutes dans la même direction, ce qui laisse croire que les pères québécois sont plus engagés que les pères des autres provinces et qu'ils adoptent un modèle de parentalité plus égalitaire», a analysé dans un communiqué Raymond Villeneuve, directeur général du Regroupement pour la valorisation de la paternité.