/news/society

Bulletins: des rencontres entre parents et profs réclamées

PHOTO D'ARCHIVES

Les modifications aux bulletins prévues pour l’an prochain ont fait sursauter la Fédération des comités de parents du Québec, qui s’étonne qu’aucune rencontre obligatoire ne soit prévue entre parents et enseignants au cours de l’année. 

Début mai, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a annoncé des modifications aux bulletins pour la rentrée 2021, calquées sur les changements instaurés pendant l’année scolaire qui se terminera dans les prochains jours. 

Les élèves auront droit à deux bulletins au lieu de trois, en février et en juin, lesquels compteront chacun pour 40% et 60% de la note finale. Deux communications écrites seront transmises aux parents à la mi-étape, en novembre et en avril. 

Lors d’une rencontre avec Québec, la Fédération avait obtenu l’assurance que deux rencontres entre parents et enseignants seraient aussi prévues pendant l’année scolaire, indique son président, Kévin Roy. 

Or, le projet de règlement modifiant le régime pédagogique, qui a été rendu public récemment, ne fait aucunement mention de rencontres avec les parents, pourtant «essentielles» à la communication entre les familles et l’école, affirme M. Roy. 

«Les rencontres avec les parents sont importantes, elles permettent d’échanger avec l’enseignant et d’en savoir vraiment plus sur notre enfant que des commentaires génériques transmis dans une communication écrite», ajoute-t-il. 

Par ailleurs, la dernière communication écrite, prévue le 22 avril, arrive «beaucoup trop tard» à ses yeux. «Ce qui est important, c’est de ne pas attendre avant de savoir comment ça se passe avec notre jeune, surtout dans un contexte post-pandémie», dit-il. 

Au cabinet du ministre de l’Éducation, on précise que la traditionnelle rencontre de parents, qui accompagne généralement la remise du premier bulletin, n’a jamais été obligatoire et inscrite dans le régime pédagogique. 

«Le parent, peu importe la situation de l’élève, peut demander de rencontrer l’enseignant à tout moment», indique le directeur stratégique du ministre, Jean-François Del Torchio.