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De nombreux fans du CH à Vegas

Canadiens-Vegas

Photo Antoine Lacroix

Des partisans irréductibles du Canadien depuis leur tendre enfance ont afflué en grand nombre au Nevada de tous les coins des États-Unis pour venir encourager leurs Glorieux. 

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« On ne sait pas quand sera la prochaine fois que le Canadien va se rendre aussi loin. C’est juste l’expérience d’une vie. Donc on a même pas réfléchi et on a booké un vol pour Vegas », affirme avec excitation au Journal Jeff Montesano, 44 ans, qui a fait le voyage depuis la ville d’Austin au Texas. 

« C’était tout simplement une occasion à ne pas manquer, on s’en serait voulu longtemps de ne pas venir. On est des fans depuis qu’on est tout petit, on les a jamais lâchés », renchérit son ami Dixit Gandhi, qui lui a pris l’avion depuis Chicago. 

Ils ont été faciles à repérer dans la foule se dirigeant vers le T-Mobile Arena, eux qui portent fièrement leur chandail de la Sainte-Flanelle. 

Et le duo était loin d’être les seuls à avoir eu l’idée d’acheter des billets pour venir démontrer leur appui au CH. 

Sur l’esplanade devant l’amphithéâtre, les gilets à l’effigie du Tricolore se comptaient par plusieurs dizaines. 

Des expatriés de partout 

Le Journal a eu l’occasion de s’entretenir avec plusieurs d’entre eux : New Jersey, Floride, Californie, New Hampshire et même des expatriés habitant à Las Vegas étaient au rendez-vous à ne pas manquer. 

Tous s’entendaient sur une chose : il faut que le Canadien emporte le premier affrontement s’il veut se donner une chance pour la suite de la série de demi-finale de la Coupe Stanley. 

« Les Golden Knights, c’est une excellente équipe. Ils sont puissants, ça va être dur de les passer, mais c’est impossible de parier contre eux, je les supporte depuis toujours », affirme Éric Boudreault, 58 ans, un résident de la Caroline du Nord. ==

Celui-ci devait se trouver à Las Vegas pour jouer au poker avec des amis, mais a décidé de ne pas prendre à la partie prévue lundi pour assister au premier match. 

« Mais j’avais déjà assez gagné pour rembourser mon premier billet, je pense aller au deuxième », lance-t-il avec un clin d’œil.

« Marc Bergevin peut être fier du club qu’il bâtit. Il est allé chercher tous les morceaux, donc on lui doit beaucoup pour ce qui nous arrive. Je n’ai pas hésité un instant à prendre congé pour venir ici », affirme de son côté Brett Mullin, 32 ans, un médecin de Los Angeles, mais natif de Montréal. 

On mise sur le spectacle 

En vue de la partie inaugurale de cette série, une scène a été installée tout juste à côté du T-Mobile Arena et les célébrations étaient impressionnantes, alors que des milliers de spectateurs affluaient.

Mais rien pour accoter le déploiement à l’intérieur. Nous sommes à Vegas, capitale du divertissement, tout est prévu pour en mettre plein la vue et pour que les gens en aient pour leur argent. 

Sur place, le spectacle d’avant-match a dû donner des frissons à n’importe quelle personne qui possède moindrement un intérêt pour le hockey.

Rien n’a été laissé au hasard, des animations sur l’écran géant racontant l’histoire des six équipes originales de la LNH, des jeux de lumière spectaculaires et de la musique plus qu’entraînante. 

Et finalement, un chevalier vêtu d’une armure complète et détaillée débarque théâtralement et vient lancer un défi à l’équipe en visite. 

« Ici, c’est notre forteresse ! » clame-t-il avec puissance.

Les hostilités sont ainsi amorcées. 

Spectateurs bruyants 

Et que dire de la foule ? Alors que la salle est comble, près de 18 000 personnes font sentir leur présence au maximum au Canadien. La grande majorité ne portant pas de couvre-visage, grâce aux allégements des règles depuis le 1er juin au Nevada, ils n’ont aucune difficulté à se faire entendre. 

C’est bruyant, on réagit à la moindre action, on encourage très fort l’équipe locale, qui est clairement favorite. 

Malgré la présence de plusieurs partisans au chandail bleu-blanc-rouge, on peut affirmer que le CH est complètement cerné par l’ennemi. 

« Habitué » à seulement 2500 partisans au Centre Bell, difficile à dire si le Tricolore a été pris par surprise par autant d’intensité, alors que plus d’un an a passé depuis que les joueurs du Canadien ont joué devant autant de monde. 

Mais clairement, ils devront redoubler d’efforts pour arriver à communiquer entre eux, alors que les cris enterrent sans le moindre mal l’action sur la patinoire. 

Les Montréalais devront réussir à faire fi du brouhaha constant s’il espère triompher dans la Forteresse et passer en finale. 


« Avec un chandail du Canadien, tu te fais plein d’amis »

Canadiens-Vegas

Photo Antoine Lacroix

Jean-Philippe Dupuis est parti sur un coup de tête, seul, pour venir assister aux matchs du Canadien à Vegas. Mais rapidement, il s’est retrouvé entouré d’inconnus. Ils avaient tous un point en commun : un chandail du Tricolore. « Avec un chandail du Canadien, tu te fais plein d’amis. C’est juste incroyable ! », affirme l’homme de 30 ans qui réside en Floride depuis cinq ans. 


Un roadtrip père-fils depuis San Diego

Canadiens-Vegas

Photo Antoine Lacroix

Dès qu’il a su que le CH affronterait les Golden Knights, Donald Spark n’a pas hésité à réserver hôtel et billets avec son fils, Landon, à qui il a transmis sa passion pour son équipe d’enfance. « Ça permet de passer du bon temps les deux. On a fait la route depuis San Diego, c’est cinq heures, mais ça vaut la peine », soutient le père de famille, établi en Californie comme pilote d’avion.


Deux amis viennent encourager leur équipe de jeunesse

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Photo Antoine Lacroix

Jeff Montesano et Dixit Gandhi, deux copains qui résident respectivement à Austin, au Texas, et à Chicago, dans l’Illinois, tenaient absolument à venir encourager le Tricolore à Las Vegas. 


La fierté d’être un partisan du CH

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Photo Antoine Lacroix

En pleine mer de partisans de l’équipe de Las Vegas, un seul partisan du club montréalais a eu le courage de brandir un drapeau du Canadien, narguant gentiment au passage l’adversaire. « C’est juste une fierté pour moi, je suis fier d’être de la Rive-Sud de Montréal et de l’afficher », soutient celui qui habite maintenant en Californie.


« On allait se rendre à Denver ou Vegas »

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Photo Antoine Lacroix

Pour la famille Rhéaume, qui habite depuis plus d’une vingtaine d’années au New Hampshire, c’était décidé avant même la fin de la série entre l’Avalanche du Colorado et les Knights : elle allait assister à un match de la demi-finale. « Pour nous c’était clair, on allait se rendre à Denver ou Vegas. On voulait vivre ça tout le monde », explique Steve Rhéaume, accompagné de sa femme Julie et ses deux garçons, Brandon et Ryan.