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Des lieux plus confortables pour des patients en soins palliatifs

Les patients de l’Hôpital Cité-de-la-Santé qui avaient été déménagés vers un hôtel se retrouvent finalement dans l'ancien CHSLD Résidence l'Éden.

Rappelons que cette résidence avait fermé en octobre 2020 après la publication d'un rapport de la Protectrice du citoyen.

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L'hôtel n'était pas un endroit optimal pour les patients selon le premier ministre François Legault. «C'est épouvantable. J'ai demandé à Christian Dubé de revoir ça», avait-il dit. 

Le bâtiment a depuis été acheté par un promoteur privé et est loué par le CISSS de Laval. L'endroit a été rebaptisé Installations Vieux Moulin. 

Les patients qui ont été déménagés le mercredi 9 juin dernier sont en soins palliatifs ou ne nécessitent pas de soins aigus.

«Après les rénovations dans deux semaines, nous allons avoir une capacité d’environ 44 patients, autant au niveau des soins palliatifs que de la clientèle qui n’a pas besoin de soins aigus», explique Sébastien Rocheleau, directeur adjoint aux soins infirmiers au CISSS de Laval.

Pendant la crise de la COVID, il manquait des lits à l’Hôpital Cité-de-la-Santé. Ce nouvel endroit aide donc à offrir des soins à davantage de patients. 

«Ça nous permet d’aller chercher plusieurs lits d’hospitalisation dont on pourrait avoir besoin. On a des milieux beaucoup plus adaptés pour cette clientèle-là», note M. Rocheleau. 

«Le personnel est vraiment extraordinaire», dit Renée Veilleux, qui n'est pas en soins palliatifs. Elle avait besoin de reprendre des forces avant de retourner à la maison. Le Vieux Moulin était tout désigné pour elle, parce qu'elle n'a pas besoin de lit d'hôpital. 

«J'avais besoin de me reposer et d'être tranquille», dit Mme Veilleux. 

André Brideau attend de voir comment sa maladie de la vessie va évoluer. «J'ai eu une opération, et c'est cancéreux.» 

Tous apprécient les lieux qui ont été emménagés en deux semaines et les équipes de préposés, d'infirmières et de médecins du CISSS. 

«De jour, on a plus d'une quinzaine de personnes, en plus des médecins, qui prennent en charge cette clientèle-là», explique M. Rocheleau. «C'est pour leur donner un bon temps en fin de vie», explique Denise Prévost, infirmière. 

Yvon St-Denis est l'époux de Lorraine Cloutier, une résidente qui a une tumeur cancéreuse au cerveau incurable. Sa femme est paralysée du côté droit, et ses paroles sont incompréhensibles. 

Il trouve le nouvel hébergement de sa douce beaucoup mieux que le précédent, où elle a passé deux mois. 

«C’est parfait. Ça ne peut pas être mieux que ça», dit-il. «Les employés sont dévoués... on ne peut pas avoir mieux! On était à l’hôtel avant. C’était les mêmes employés, les soins étaient aussi bons, mais l’environnement n’était pas pareil. Ici, on a un petit parc à côté pour sortir. La rivière est juste à côté, les oiseaux chantent...»