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Boris Johnson a qualifié son ministre de la Santé de «pu**** de nul», selon son ex-conseiller

Le premier ministre britannique Boris Johnson a subi mercredi une nouvelle charge de son ex-conseiller Dominic Cummings, qui a affirmé, capture d'écran à l'appui, que le dirigeant avait qualifié son ministre de la Santé de «putain de nul» dans sa gestion de la pandémie.

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Désormais en guerre contre son ancien patron, l'influent cerveau de la campagne en faveur du Brexit en 2016 avait violemment attaqué fin mai, lors d'une audition parlementaire marathon, la gestion de la crise de la COVID-19 par le gouvernement. 

Il avait jugé Boris Johnson «inapte» mais avait surtout visé violemment le ministre de la Santé Matt Hancock, l'accusant d'avoir «menti» à plusieurs reprises et jugeant qu'il aurait dû être «viré».

Ce dernier a démenti et, depuis, M. Cummings a été critiqué pour n'avoir fourni aucune preuve de ses affirmations.

Dans une longue publication de blogue mercredi, l'ex-conseiller a publié une capture d'écran d'un échange sur la messagerie WhatsApp le 27 mars 2020 avec «Johnson Boris». 

Dominic Cummings met en cause «MH» pour les retards dans la montée en puissance du dépistage et son contact lui répond «complètement putain de nul».

AFP

Interrogé sur ces accusations, un porte-parole de Boris Johnson a refusé de réagir «à chaque allégation» et répété qu'il gardait toute sa confiance en Matt Hancock: «Le premier ministre a travaillé très étroitement avec le ministre de la Santé et continuera de le faire».

Matt Hancock a lui affirmé «ne pas penser» avoir été nul, lorsque la BBC l'a interrogé sur ces accusations.  

Six mois après son départ sur fond de luttes internes, Dominic Cummings, architecte de l'éclatante victoire de Boris Johnson aux législatives de décembre 2019, se montre impitoyable envers le premier ministre.

Il estime que la mauvaise gestion du gouvernement a coûté «des dizaines de milliers» de vies au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe par la pandémie avec près de 128.000 morts.

Pour Jeremy Hunt, président du comité parlementaire responsable de la santé, les témoignages de Dominic Cummings ont créé «plus de mélodrame que d'habitude». 

«Mais il n'est pas possible d'empiler les révélations toutes plus sensationnalistes les unes que les autres sans preuve», a-t-il ajouté, estimant que les dernières captures d'écran montraient «la totale frustration du premier ministre», mais «ne prouvaient pas que quiconque avait menti».