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La cheffe des Verts se dit victime d'une fronde raciste et sexiste

Photo courtoisie, Parti vert

La cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul, accuse le conseil fédéral de son parti de vouloir sa tête parce qu’elle est une femme noire et juive, et reproche à Justin Trudeau de nourrir la division dans ses troupes.

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Le conseil fédéral des Verts est un groupe de 15 personnes élues par les membres pour gouverner le parti entre les assemblées générales.

Hier, ce groupe a voté à majorité une motion réclamant que Mme Paul tienne une conférence de presse pour appuyer explicitement son caucus et pour condamner les attaques de son ex-conseiller Noah Zatzman qui a qualifié des élus écologistes d’antisémites.

La motion adoptée précise qu’en cas contraire Mme Paul devra faire face à un vote de destitution le 20 juillet.

Mais loin de s’exécuter, la cheffe accuse «un petit groupe de conseillers» de tenter de la saborder sur la base d’allégations «racistes» et «sexistes».

«Première femme racisée, première femme juive et première femme noire élue à la tête d’un grand parti fédéral, (je savais que) ça n’allait pas être une promenade dans le parc», a-t-elle précisé.

Mme Paul reproche au conseil fédéral d’agir «sans aucune consultation substantielle avec les membres» alors qu’elle a reçu «un mandat clair» il y a moins d’un an.

Elle a conclu son discours en interpellant directement le premier ministre Justin Trudeau qu’elle accuse de nourrir les divisions dans les rangs écologistes pour accroître ses chances d’obtenir une majorité aux prochaines élections.

«Je demande à la population du Canada: combien de fois allons-nous permettre à Justin Trudeau d’écarter de la politique des femmes fortes et compétentes qui cherchent à servir le Canada?», a-t-elle lancé.

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