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Mort de Maradona: une infirmière entendue dans le cadre de l'enquête

Un deuxième membre de l'équipe soignante de l'ex-vedette argentine du football Diego Maradona était entendu mercredi par le parquet argentin dans le cadre d'une enquête sur les circonstances de la mort du champion en novembre 2020.

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Dahiana Gisela Madrid, une infirmière de 36 ans, est arrivée à la mi-journée, accompagnée de son avocat, au bureau du procureur de San Isidro, dans la banlieue de Buenos Aires.

Le parquet a ouvert une enquête pour «homicide involontaire avec circonstances aggravantes» afin de déterminer si l'ancien footballeur a été «abandonné» à une lente agonie faute de soins adéquats.

Diego Maradona, qui souffrait de problèmes aux reins, au foie et au coeur, est mort le 25 novembre 2020 d'une crise cardiaque seul dans sa résidence de Tigre, au nord de Buenos Aires, quelques semaines seulement après avoir subi une opération du cerveau pour un caillot de sang. Il avait 60 ans.

Début mai, un rapport d'experts avait conclu que l'ancien joueur avait été «abandonné à son sort» par son équipe soignante, dont le traitement «inadéquat, déficient et imprudent» l'avait conduit à une lente agonie.

Dahiana Gisela Madrid s'occupait de Diego Maradona le jour, tandis qu'un autre infirmier, Ricardo Almiron, 37 ans, était chargé de le surveiller la nuit.

Celui-ci, le premier à avoir été entendu lundi dans le cadre des auditions, a contesté avoir abandonné son patient, assurant avoir «reçu l'ordre de ne pas le réveiller», et indiqué n'avoir jamais été informé que Diego Maradona souffrait d'une maladie cardiaque.

Mme Madrid a découvert l'ancien joueur sans vie et a tenté de le réanimer, avait-elle expliqué dans une première déclaration comme témoin.

Son avocat, Me Rodolfo Baqué, a déclaré mercredi devant la presse que sa cliente répèterait ce qu'elle avait dit lors de son premier témoignage. «Tout ce qu'a fait Mme Madrid, c'est d'appliquer les indications des médecins traitants», a-t-il assuré.

«Tout l'entourage de Maradona savait qu'elle ne pouvait pas avoir affaire à lui parce qu'il l'avait jetée dehors, ainsi que ses collègues soignants», a-t-il ajouté. «Je comprends que les autres (suspects) doivent s'expliquer, mais dans le cas de ma cliente, c'est une erreur», a-t-il affirmé.

Dans un compte-rendu à ses supérieurs, l'infirmière avait écrit avoir essayé d'effectuer ces examens de contrôle, mais que Maradona avait refusé. Elle a ensuite reconnu que ce compte-rendu avait été rédigé à la demande de ses supérieurs.

«Il lui était interdit d'effectuer les examens de routine, elle a seulement reçu l'ordre et l'autorisation de lui donner des médicaments dans le cadre du suivi psychiatrique. L'ingestion de ces médicaments a été confirmée par l'autopsie», a poursuivi l'avocat.

L'infirmière fait partie des sept membres de l'équipe soignante du joueur, dont son médecin personnel et sa psychiatre, qui doivent être entendus dans le cadre de l'enquête.

Tous risquent un renvoi devant un tribunal en fonction des conclusions de l'enquête, et des peines de 8 à 25 ans de prison

Deux filles de l'ex-capitaine de l'équipe d'Argentine, Gianinna, 32 ans, et Jana, 25 ans, avaient peu après le décès publiquement pointé la responsabilité de Leopoldo Luque, médecin personnel de la vedette, dans la détérioration de l'état de santé de leur père, déclenchant la procédure judiciaire.

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