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Conflit chez Exceldor: le prix du poulet s’envole

Le conflit de travail à la coopérative Exceldor de Saint-Anselme, qui a forcé l’euthanasie de plus d’un million de volailles, commence à avoir des répercussions directes sur le portefeuille des consommateurs. 

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Les prix du poulet frais commencent à augmenter en raison de la pression et de la demande exercée sur les autres producteurs de volaille.

À la Boucherie Clément Jacques, où l’on se fait une fierté de vendre de la volaille des producteurs régionaux, dont Volailles des Cantons, et Ferme des Voltigeurs, les prix ont aussi augmenté d’environ 1$ le kilo. 

Ces producteurs locaux sont donc appelés à répondre à la forte demande. Si le conflit de travail devait perdurer, les prix pourraient continuer à croître.

«Ce qui est désolant là-dedans, c’est la perte animale. Nous, notre travail, c’est justement de rentabiliser ces vies-là et avoir le moins de pertes possibles», a expliqué jeudi Vincent Laurendeau, gérant à la Boucherie Clément Jacques, à la caméra de TVA Nouvelles.

Le restaurant Au roi du coq rôti de Sherbrooke s’approvisionnait chez Exceldor et a dû se tourner vers un autre producteur, ce qui s’est traduit par une hausse de près de 2 $ le kilo.

«C’est énorme. Pour l’instant, on l’absorbe, on ne veut pas refiler la facture aux clients, a insisté le copropriétaire Patrick Morin. Mais on va voir comment ça va se développer, souhaitons que le conflit de travail se règle rapidement.»

Le spécialiste en agro-alimentaire Sylvain Charlebois a rappelé que le poulet est déjà 8 % plus cher aujourd’hui qu’en janvier, et que ce conflit risque de saler la facture.

«Toutes les viandes vont coûter plus cher, alors probablement que le conflit d’Exceldor n’aidera pas et contribuera à l’inflation», a-t-il analysé. 

Les négociations entre le syndicat qui représente les 600 employés d’Exceldor et la partie patronale ont repris jeudi matin sans arbitre pour le moment. 

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis juillet 2020. 

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