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Des infirmières saguenéennes lancent un ultimatum à leur patron

Les autorités de la santé du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont jusqu'à vendredi, 17 heures, pour trouver des solutions au manque de personnel dans les urgences de la région.

C'est l'ultimatum lancé par des infirmières de l'urgence de l’arrondissement de Chicoutimi qui ont déclenché un sit-in, mercredi, en fin de journée pour protester contre leur surcharge de travail.

Cinquante-trois patients occupaient des civières lorsqu'elles sont entrées au travail à 16 heures.

«Le personnel sur place était pour 30 patients, donc elles faisaient face à un énorme manque de personnel», a indiqué la présidente du Syndicat des professionnels en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Bouchard.

Le personnel infirmier a refusé de travailler et occupé la salle de collation pendant que leurs collègues de jour continuaient à offrir des soins sur le plancher.

«Elles avaient peur pour elles, mais aussi pour la clientèle», a expliqué Mme Bouchard.

Les infirmières ont finalement accepté de faire leur quart de travail vers 17 heures, après que leur employeur aurait menacé de les sanctionner.

Deux infirmières ont poursuivi les discussions avec la partie patronale. Elles réclament des changements immédiats.

«Le retour de la partie patronale devra se faire d'ici 17 heures le vendredi 18 juin. C'est un signal d'alarme, mais surtout un cri du coeur que lancent les infirmières parce que ce qu'elles veulent avant tout, c'est d'être capables d'offrir des soins de qualité aux patients. Ce qu'elles disent, c'est qu'elles ne sont plus capables d'en prendre. Surtout avec l'année qu'on vient de passer, elles sont épuisées», a rappelé Julie Bouchard.

Le syndicat croit qu'en offrant aux infirmières la possibilité à d'avoir un horaire variable, l'employeur règlerait une partie du problème et surtout, limiterait le recours aux heures supplémentaires obligatoires.

«Il faut qu'ils se demandent ce que veut le personnel, qu'ils s'attardent à leurs besoins. C'est une flexibilité comme ça dont on a besoin. Ce ne sera pas parfait, mais c'est une solution qui ne coûte pratiquement rien, mais qui demande de l'énergie à gérer», a ajouté Mme Bouchard.

Les infirmières promettent d'autres actions si elles jugent les réponses de leur employeur insatisfaisantes.