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Un éminent chercheur de Québec quitte pour le Texas

Un éminent chercheur de l’Université Laval, à l’origine d’un vaccin contre l’Ebola, quitte le Québec pour le Texas, a rapporté TVA Nouvelles jeudi.

Le microbiologiste Gary Kobinger, également derrière un vaccin contre le Zika, va diriger le laboratoire de Galveston National, à l’Université du Texas. C’est l’un des plus importants au monde avec un niveau de confinement et de sécurité de catégorie 4. Il pourra continuer de développer des vaccins en comptant notamment sur plus d’argent.

En entrevue, il a rappelé que les vaccins contre la COVID ont coûté autour de 10 milliards $ au Canada. «Ça aurait été assez d’argent pour développer entre 20 et 50 vaccins jusqu’à l’homologation, si on n’avait pas été en état d’urgence» a-t-il expliqué.

«Développer [un] vaccin, ça veut dire créer un marché parce qu’on veut vendre et contrôler les prix pour qu’on puisse avoir des priorités de santé publique au lieu que ce soit des priorités d’actionnaire», a-t-il ajouté.

Gary Kobinger travaillait sur un vaccin contre la COVID-19 et en quelques semaines, avec à peine 1 million $ en main, il avait accouché d’un prototype efficace sur les animaux.

Le chercheur s’était toutefois vu refuser par Ottawa le financement nécessaire pour lancer les essais cliniques sur les humains, avait révélé le «Journal de Montréal», en février.

Le gouvernement Legault avait d’ailleurs l’intention de financer la production du vaccin québécois contre le coronavirus développé par l’équipe du Dr Gary Kobinger. Il attend toujours ce financement qui ferait toujours l’objet de négociation.

Accroître les capacités de production du Québec

Par ailleurs, afin d’éviter d’éventuelles pénuries de médicaments, Québec a lancé jeudi le projet «Médicament Québec» dont le but est d’accroître les capacités de production de la province.

Une somme de 13 millions $ sera ainsi versée sur deux ans à l’Université de Montréal où seront menées des activités de recherche pour trouver de nouvelles façons de produire à grande échelle certains ingrédients qui entrent dans la préparation de médicaments.

Médicament Québec sera piloté par l’Université de Montréal et rassemblera aussi des partenaires industriels et de l’enseignement supérieurs, dont les Universités de Sherbrooke, Laval et McGill.

«Les problèmes d’approvisionnement pendant la crise sanitaire ont mis en évidence le besoin d’augmenter la fiabilité et les sources des chaînes d’approvisionnement», a indiqué le ministre des Finances et ministre de l’Économie et de l’Innovation, Eric Girard.

L’initiative a été saluée par M. Koebinger et bien qu’il soit aux États-Unis, il espère que son candidat-vaccin soit soutenu par le gouvernement.

Avec la collaboration de Vincent Larin

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