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L’influence de Dame nature sur l’autocueillette

La saison des fraises et leur autocueillette ont été devancées, cet été, chez certains producteurs estriens.

«Les chaleurs du mois de mars ont aidé. Nous sommes 8 à 10 jours plus tôt que d’habitude», a expliqué la copropriétaire de la Vallée des grands potagers, Julie Drouin.

Certaines variétés de fraises sont prêtes à être cueillies, alors que l’impatience des amateurs a mené à de nombreux appels, dans les dernières semaines chez la productrice pour savoir quand l’autocueillette allait débuter.

«C’est plaisant de savoir que c’est vraiment nous qui avons tout fait d’A à Z pour nourrir notre petite famille pendant l’hiver», a raconté une mère rencontrée dans les champs d’autocueillette avec ses enfants.

Toutefois, la situation n'est pas la même pour tous les producteurs de la région. À la Ferme Wera de Waterville, la saison des fraises a été annulée. «Les dégâts des gels du mois de mai ont été plus dévastateurs que ce qu’on croyait. On pensait que nos champs allaient s’améliorer, mais ce n’est pas ce qui se passe. On en vient donc à la conclusion qu’on n’aura pas de saison de fraises cette année», a déploré le propriétaire de la ferme, Richard Wera.

Gels et sécheresses empêchent donc la Ferme Wera d'avoir suffisamment de fraises, mais le propriétaire ne perd pas espoir pour le reste des cultures. «On a toujours les légumes. On se concentre sur l’irrigation, mais les légumes seront prêts au mois d’août. Les gens pourront aussi en faire l’autocueillette», a souligné Richard Wera.

Les producteurs de fruits et de légumes de l'Estrie espèrent, d’ailleurs que Dame Nature leur apportera de la pluie dans les prochains jours. La région est aux prises avec une importante sécheresse.