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Près de 150 000 nuitées offertes aux itinérants

Joël Lemay / Agence QMI

Plus de 148 000 séjours d’une nuit ont été offerts aux personnes en situation d’itinérance, l’hiver dernier, selon un bilan rendu public jeudi matin. 

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D’ailleurs, les sept organismes qui ont fait la compilation de données tiennent à rappeler que les deniers mois ont exercé une pression énorme sur leur personnel et que les mesures hivernales sont une solution temporaire à un problème croissant.

Les services d’hébergement réguliers à Montréal (CAP St-Barnabé, de la Maison du Père, de la Mission Bon Accueil, de la Mission Old Brewery et du Projets Autochtones du Québec) ont offert 68 242 séjours d’une nuit. Quant aux unités de débordement, ce sont 79 905 séjours d'une nuit, 92 appels aux services ambulanciers et 20 administrations de Naxolone. 

Les haltes ont aussi contribué au confort et bien-être des itinérants. Elles ont reçu 47 865 visites et donné 65 317 repas. Les navettes pour leur part ont récupéré à leur bord 20 716 passagers (3 652 passagers sur la Navette CARE, 4 796 sur la Petite Navette et 12 268 sur le Solidaribus).

Surcharge de travail

«Compte tenu du nombre de personnes en situation d’itinérance à Montréal [2], les mesures hivernales constituent une opération d’envergure qui impose une surcharge de travail importante sur les organismes communautaires impliqués», écrivent les organismes dans leur bilan hivernal.

Un plan pour des services 365 jours – 24/7

Les sept organismes ont élaboré un plan quinquennal, le Plan intégré des services supplémentaires, pour le CIUSSS et la Ville de Montréal. Le plan met surtout en lumière l’importance d’offrir des services 365 jours par année tous les jours, 24 heures sur 24. Même si les unités de débordement comme l’Hôtel Place Dupuis réussissent à sortir les gens de la rue pour la nuit, elles ne répondent pas aux besoins à long terme des personnes en situation d’itinérance. 

Les personnes doivent souvent quitter ces lieux temporaires au matin et ne peuvent pas y recevoir les services psychosociaux qui les aideraient à sortir de leur situation. 

Trop souvent en raison des cycles budgétaires à court terme, les mesures hivernales, qui sont mises en place rapidement, contribuent à ancrer les personnes dans le cercle vicieux de l’itinérance chronique. 

Il doit y avoir un engagement ferme de la part des gouvernements à fournir des logements abordables et des services d’hébergement pour sortir les gens de la rue.