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Boulet juge que les augmentations de salaire ne sont pas nécessaires

Le ministre du Travail, Jean Boulet, mise sur la formation pour

Photo Diane Tremblay

Contrairement au premier ministre François Legault qui estime que la hausse des salaires est inévitable, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, ne croit pas qu’une telle augmentation favoriserait l’attrait pour certains emplois.

La semaine dernière, M. Legault avait souligné que la pénurie de main-d’œuvre avait fait en sorte que les employés avaient maintenant le gros bout du bâton. « Résultat, les salaires augmentent plus vite », avait-il affirmé. 

Autres outils suffisants

Mais lors d’un webinaire organisé par le Conseil du patronat du Québec (CPQ), le ministre Boulet a estimé qu’il n’est pas nécessaire d’augmenter les salaires afin d’attirer des candidats notamment dans le secteur de la restauration. 

« Pour les restaurants, il faut investir dans l’amélioration des conditions de travail. Je ne serai pas celui qui va dire qu’il faut monter les salaires », a-t-il estimé. 

Mais selon lui, les employeurs peuvent mettre en place une multitude de mesures pour être plus attrayants envers les jeunes travailleurs. 

« Je suis allé dans des entreprises de différents secteurs, il y en a qui ont des petits gymnases, des cafétérias avec des fenêtres, des horaires flexibles [...]. Et il y a beaucoup de jeunes qui vont dire, moi ce n’est pas tant le salaire, c’est la qualité de vie au travail, la collaboration, le travail d’équipe », a-t-il soutenu. 

Selon le CPQ, une hausse des salaires aurait un impact sur l’inflation. « Pour des entreprises avec des faibles marges de profits, tout cela se traduit par une augmentation des coûts et c’est le consommateur qui va payer plus cher », a souligné Karl Blackburn, président du CPQ.  

Selon le ministre Boulet, le rehaussement des compétences, la formation et l’immigration aideront le Québec à pourvoir les 1,4 million de postes vacants d’ici 2026. « Environ 20-22 % de nos besoins en main-d’œuvre vont devoir être comblés par l’immigration », a-t-il estimé.