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Collaboration internationale demandée pour confirmer le décès de Michel Brûlé

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Photo collaboration spéciale Agence QMI, Serge Boire

Toujours en l’absence de «papiers officiels» confirmant le décès de Michel Brûlé, une demande de collaboration internationale à l’agence Interpol a été placée par le DPCP qui va attendre une confirmation gouvernementale avant de fermer le dossier.   

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L’avocat de Michel Brûlé, 56 ans, prétendument décédé le 31 mai dernier au Brésil, a beau avoir en main le certificat de décès, celui de l’inhumation, et le rapport de police, il en faudra plus à la poursuivante, Me Valérie Lahaie, pour demander au Tribunal de fermer le dossier. 

«À la dernière date, j’avais mentionné mon inquiétude par rapport à l’absence de monsieur Brûlé. Entre-temps, la situation a changé avec l’annonce à partir du Brésil, du décès de monsieur Brûlé», a d’abord exposé l’avocat au juge Sébastien Proulx. 

Dès le lendemain, une demande à l’internationale a donc été faite pour qu’un délégué de la Gendarmerie royale du Canada, basé au Brésil, puisse effectuer certaines démarches.  

«La demande ayant été acceptée, les procédures ont été enclenchées, mais, à l’heure actuelle, nous n’avons encore aucun retour», a-t-elle ajouté, demandant par le fait même une prochaine date d’audience.  

Papiers qui proviennent de la famille 

De son côté, l’avocat de Brûlé a, en main, des documents qui proviennent du Brésil, qui semblent être officiels, mais qui ne comportent aucun sceau visant à faire savoir qu’il s’agit de papiers provenant des autorités.  

«Les papiers proviennent du frère de monsieur Brûlé, mais, ça ne semble pas être assez pour la Couronne, ce que je peux comprendre», a fait savoir Me Brochu lorsqu’interrogé par les médias.  

Des papiers qui ont pu être consultés par les médias et dans lesquelles ont y mentionne que Michel Brûlé serait décédé des suites d’un traumatisme thoracique. 

Le lendemain de son décès, le frère de Brûlé procédait à l’inhumation du corps en sol brésilien.   

Rumeurs 

Questionné sur les nombreuses spéculations mentionnant que son client ait pu «simuler» sa mort pour éviter la sentence qui allait lui être imposée à la suite de sa déclaration de culpabilité face à une accusation d’agression sexuelle, l’avocat a invité les gens à la prudence.  

«Je ne peux pas croire que mon client aurait simulé sa mort pour ne pas se présenter à la Cour. Il n’était pas accusé de meurtre... En ce qui me concerne, le crime qu’il a commis valait moins de 30 jours de prison alors...», a ajouté Me Brochu.  

Rappelons qu’à la suite de son procès, Brûlé a été trouvé coupable d’avoir embrassé de force sa victime venue lui présenter un manuscrit en mars 2014 ainsi que de lui avoir fait des attouchements. Toutefois, le verdict a été porté en appel. 

Le dossier reviendra devant le tribunal le 3 août prochain.