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Les croisières reprennent le large

L’industrie des croisières a redémarré au Québec, vendredi, après près de dix mois d'arrêt. Et contrairement aux croisières internationales, les excursions d'une journée sur des petits bateaux sont autorisées par la Santé publique. 

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Et chez Croisières AML, on avait hâte de lever l’ancre.

«L'année passée, ce n’était pas une année normale non plus, 2020, on s'en souvient. Des mesures sanitaires, un confinement», raconte la directrice générale adjointe chez Croisières AML, Lucie Charland.

«On avait quand même réussi à opérer pendant deux mois à peu près, ce qui est tout à fait normal. Une saison régulière chez AML, c'est plutôt un bon six mois d'opérations», ajoute-t-elle.

La saison qui s'annonce promet d’être remplie de défis pour les croisiéristes et leurs employés. 

«Pour le moment, il n’y a pas d'annonce de faite sur l'ouverture des frontières, et même s'il y en avait, on devra se priver quand même encore de toute notre clientèle de groupe. Les touristes qui arrivent en groupes, ceux-là viennent de trop loin, on ne les aura pas cette année», explique Lucie Charland.

Les croisiéristes comptent encore cet été sur les Québécois pour garder la tête hors de l’eau.

«Il y a des offres exceptionnelles pour eux. Le gouvernement provincial a mis en marché des passeports attraits», affirme la directrice générale adjointe de Croisières AML.

Capacité limitée 

L'industrie ne prévoit toutefois pas atteindre sa vitesse de croisière rapidement. En effet, les bateaux ne pourront accueillir autant de passagers qu’en temps normal, ce qui fait en sorte que le taux de rentabilité est beaucoup plus bas.

«L'été dernier, on a terminé avec un bilan de 25% de l'occupation de 2019. En 2021, si ça va bien et ça continue à progresser, on pense peut-être atteindre 35% d'un chiffre d'affaires normal», indique Lucie Charland.

Les croisiéristes doivent donc être plus rigoureux que jamais dans la gestion de leurs dépenses. L’aide salariale du gouvernement fédéral ainsi que l’aide aux loyers aident l’industrie à demeurer à flot et à payer les salaires de ses employés.

Des mesures que les croisiéristes espèrent voir se poursuivre au cours des prochains mois.

Pour voir le reportage complet, visionnez la vidéo ci-haut.

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