/finance/homepage

Les PME se disent affectées par le manque de places en garderie

blocs de jeu

Photo Adobe Stock

Au Québec, 70 % des PME ont des difficultés de gestion des ressources humaines directement liées au manque de places dans les services de garde, selon un récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). 

• À lire aussi: Manque de personnel: les CPE craignent une baisse de la qualité des services

Absentéisme, retards, perte d’employés ou encore recrutement difficile de personnel font partie des problématiques auxquelles doivent faire face les PME affectées par le manque de places en garderie. Et pour celles qui sont freinées par la pénurie de main-d’œuvre, la situation est d’autant plus pénalisante sur le plan de la relance économique.

Les résultats du sondage indiquent que 79 % des dirigeants de PME québécoises veulent que le gouvernement fasse de la création de places une priorité étatique.

Rappelons qu’on estime que plus de 51 063 enfants sont actuellement en attente de places.

«Il est essentiel de considérer l’apport indéniable des garderies privées du Québec comme une ressource essentielle à l’offre publique des CPE. Toutefois, l’iniquité envers le système de financement des services de garde, le manque de places, la pénurie de main-d’œuvre qui frappent l’industrie de la petite enfance, creusent l’écart et freinent les possibilités. D’autant plus que les garderies privées sont avant tout des PME qui opèrent avec des responsabilités fiscales, réglementaires et administratives», peut-on lire dans le document.

En effet, le sondage révèle que plus de neuf gestionnaires de garderies sur 10 se disent défavorisés par rapport aux CPE en matière fiscale (92 %) et près de huit sur 10 (77 %) sont confrontés à l’exode de leurs employés vers les CPE.

Pour 77 % des garderies privées non subventionnées, la concurrence les empêche d’augmenter leurs prix.

«Dans un contexte où le crédit d’impôt n’est pas aussi rentable qu’une place en CPE, cette situation est problématique pour leur permettre de répondre aux besoins des parents et relever d’autres défis, comme la pénurie de main-d’œuvre et les coûts de la formation des employés», a noté la FCEI.

«Il faut s’assurer de mieux répondre aux besoins des garderies privées et miser sur ces places disponibles. Cela passe aussi par un meilleur financement du gouvernement des garderies subventionnées et par une amélioration du crédit d’impôt pour les parents pour aider les garderies non subventionnées», a estimé François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.

Parmi les répondants, ils sont 84 % à demander un pied d’égalité en matière de fiscalité. Et 72 % des garderies privées interrogées souhaitent que le gouvernement du Québec bonifie les crédits d’impôt aux particuliers pour frais de garde.

Le sondage a été mené auprès de 666 membres de la FCEI et 61 gestionnaires de garderies du Québec, ce mois-ci. La Fédération a présenté ces résultats jeudi, dans le cadre des consultations sur les services de garde éducatifs à l’enfance (SGEE) du ministère de la Famille.