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Quarantaines: une bonne nouvelle pour les athlètes

Joël Lemay / Agence QMI

Environ 300 athlètes sont déjà nommés au sein de la délégation canadienne en vue des prochains Jeux olympiques de Tokyo, mais il en reste des dizaines qui cherchent encore à obtenir leur qualification en établissant certains standards. L’imposition de quarantaines au Canada a certainement compliqué les choses, mais la situation semble s’être réglée vendredi.

En effet, le ministre de l’Immigration du Canada, Marco Mendicino, a annoncé une série de mesures, sous une exemption d’intérêt national, qui permettront aux athlètes de s’entraîner pendant leur quarantaine, à leur retour au pays.

Tous les athlètes et les membres du personnel seront dépistés dès leur arrivée avant d’être envoyés dans un logement autorisé par le gouvernement en l’attente de leurs résultats. Si ceux-ci s’avèrent négatifs, les athlètes seront confinés dans «une bulle de quarantaine modifiée, où ils sont limités à leur logement et à leurs installations d’entraînement», a annoncé le ministre par voie de communiqué.

Quatre de ces bulles seront mises en place à travers le Canada. Puisque l’examen du ministre Mendicino a été réalisé en compagnie de représentants de la santé publique du Québec, de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de l’Alberta, on peut croire que ce seront dans ces provinces qu’elles seront créées.

À noter que l’exemption d’intérêt national peut être modifiée ou retirée à tout moment.

Des enjeux

«Présentement, les enjeux de qualifications et de quarantaines sont avec quoi les fédérations et nos athlètes canadiens jonglent encore, avait résumé Eric Myles, chef des sports pour le Comité olympique canadien, rencontré jeudi par l’Agence QMI en marge de la nomination de l’équipe canadienne de gymnastique artistique pour les Jeux de Tokyo. On dirait que la ligne d’arrivée bouge toujours un peu. Il y a tellement de variables dans tout ça. Par exemple, si un groupe a des qualifications en Europe, il ne peut pas revenir et se voir imposer une quarantaine de deux semaines... C’est extrêmement problématique. Tu ne peux pas te permettre, à environ un mois des Jeux, d’être inactif pendant deux semaines.»

Dans le contexte actuel, plusieurs athlètes et de nombreuses équipes du Canada ont ainsi décidé de demeurer en Europe, après une qualification, pour pouvoir continuer de s’entraîner en attendant les prochains Jeux.

Jamais trop tard...

Les Jeux olympiques de Tokyo doivent avoir lieu à compter du 23 juillet. N’est-ce pas un peu tard pour régler cette situation entourant les quarantaines obligatoires? La frustration est d'ailleurs comprenable pour les athlètes, puisque les joueurs du Canadien de Montréal ont pour leur part obtenu une exemption pour le troisième tour des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

«Utilisons la situation pour accélérer les choses, a tranché Myles, qui avait préféré faire preuve d’optimisme. Je ne suis pas là pour juger. Je veux qu’on règle notre situation, je veux qu’on règle ça pour nos athlètes. Et non, il n’est pas trop tard, car les Jeux olympiques d’hiver s’en viennent en 2022 et certains athlètes ont besoin que ça se règle. Si on prend [le skieur acrobatique] Mikaël Kingsbury, il a fait le choix de ne pas aller dans un camp pour éviter une troisième quarantaine en quelques mois et pour ces athlètes-là qui visent les Jeux d’hiver, c’est tout aussi important.»