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Trois-Rivières: le restaurant Le Grec à l’assaut de vos congélateurs

Le restaurant Le Grec, à Trois-Rivières, a investi 4,8 millions $ pour ouvrir une usine à pizzas surgelées. L’objectif: produire 1,6 million de pizzas annuellement, vu l’engouement pour ce produit fétiche.

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Après avoir coupé le ruban pour marquer l’inauguration de l’usine, située à Trois-Rivières, les propriétaires étaient fébriles de faire découvrir l’espace au grand public. «Ça fait plusieurs mois, peut-être même deux ans qu’on travaille sur le projet. Je pense que ça fait du bien de voir qu’on est rendus et qu’on va être capable de fournir les épiceries», s’est réjoui le co-propriétaire du restaurant Le Grec, Dimitris Yannopoulos.

La Manufacture Le Grec est la concrétisation d’un projet-pilote de juin 2020. Le nouveau modèle d’affaires était testé grâce aux employés et au matériel du restaurant du secteur Pointe-du-Lac. À la suite de records de ventes auprès d’épiceries de la Mauricie, les propriétaires, Ioanna et Dimitris Yannopouloos ont décidé d’aller de l’avant avec la production de masse de pizzas surgelées.

Depuis trois semaines, l’usine du restaurant a lancé ses opérations. Déjà, la demande est forte et les commandes ne cessent de s’empiler. Résultat: employés et propriétaires accumulent les heures supplémentaires depuis l’ouverture.

«On avait prévu de faire un 40 heures semaine, du lundi au jeudi, mais présentement on n'en est pas là, donc on va probablement augmenter nos ressources et engager des gens pour avoir d’autres quarts de travail pour être capable d’essouffler la demande», a expliqué M. Yannopoulos. Il sera d’ailleurs possible d’accélérer la cadence de l’assemblage lorsque les équipes seront plus habituées au roulement.

Une histoire de famille

Le co-propriétaire n’est pas surpris de l’engouement pour sa pizza de renommée dans la région. La clé du succès: l’ambiance familiale. «On est la troisième génération, moi et ma sœur. Ça fait 62 ans qu’on est en affaires, qu’on perpétue la tradition. C’est important de conserver l’aspect familial, traditionnel et authentique. C’est ce qui fait le succès de chez Le Grec», a mentionné fièrement Dimitris Yannopoulos.

Du même avis, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, se remémore des souvenirs de jeunesse au restaurant. «C’est une tradition, Le Grec à Trois-Rivières, autrefois Baie-Jolie. Déjà enfant, on allait manger de la vraie pizza au Grec, et aujourd’hui, de voir qu’on est capable de faire de la vraie pizza, dans un format congelé, pour moi c’est un accomplissement», a avoué le maire.

L’assemblage des pizzas est fait à la main. Le souhait des frères et sœurs est de servir aux clients la même pizza qu’en restaurant, avec le même goût. Une touche d’amour fait également partie de la recette gagnante selon M. Yannopoulos.

Le directeur général d’Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières a mentionné que le projet a un aspect économique important, car il diversifie l’économie de la ville. «Nous travaillons beaucoup sur notre lien d’indépendance par rapport aux secteurs manufacturiers et industriels plus traditionnels. Leur prédominance a été amoindrie par l’apport d’autres types d’activités, donc le secteur alimentaire ici», a-t-il affirmé.

Le maire de Trois-Rivières a ajouté avoir été séduit par certains éléments du projet en lien avec le développement économique. «C’est un projet familial, c’est un projet créatif, innovateur. C’est un projet où l’on retrouve un employeur de choix et c’est aussi un projet de fierté régionale.»

Pour l’instant, les deux principaux clients de l’usine sont Métro et Maxi. D’autres épiceries permettront bientôt aux fans de la pizza de se la procurer, le temps que la période de rodage soit terminée.