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Le p’tit clown aux ballons: 35 ans de renouvèlement

GEN-PTIT-CLOWN

ALEXE-SANDRA DAIGNEAULT

Stéphanie Ouellette a 22 ans lorsqu’elle apprend que sa patronne des 10 dernières années, Francine Montpetit, s’apprête à fermer les portes de Mon petit clown aux ballons. En décembre 2012, elle rachète donc cette entreprise alliant animation d’événements, vente de ballons et prêts de costumes, lui permettant de célébrer 35 ans d’existence en 2021.

Considéré comme une véritable institution par les citoyens de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, Mon petit clown aux ballons devient ainsi Le p’tit clown aux ballons, qui déménage sur la rue Champlain afin d’entamer sa deuxième vie.

«Au début ce n’était pas évident, a confié Mme Ouellette. C’était un peu comme conduire un avion avec un bandeau sur les yeux, alors j’ai vécu toutes sortes de malchances! Mais ma mère m’a aidée alors que tout le monde refusait de me financer, parce qu’ils trouvaient que j’étais trop jeune et je n’avais pas d’études là-dedans.»

Se battre pour ses rêves

Même si ses premières années d’entrepreneuriat sont marquées par d’importants problèmes administratifs, plusieurs fausses couches, une blessure au dos et une séparation, Stéphanie Ouellette est déterminée à réaliser ses nombreux projets créatifs. C’est pourquoi elle investit 62 000 $ dans la bonification de La costumerie en 2019... juste avant que la pandémie ne frappe.

«J’avais l’impression que le karma s’acharnait sur moi et je me suis demandé si je n’étais pas mieux de tout vendre, a avoué l’entrepreneure. Je pense que j’ai fait une dépression, mais j’ai repris le dessus et j’ai décidé de me concentrer sur les choses que j’aime.»

C’est à ce moment qu’elle prend la décision difficile de mettre La costumerie en vente afin de créer Licornes & Paillettes, une boutique de bonbons et de créations sucrées qui verra le jour au cours de l’été 2021. Son nouveau conjoint lui propose également une association afin d’offrir un service de personnalisation de ballons, que l’entrepreneure développe tout en découvrant son nouveau rôle de maman.

Le droit de briller

D’ici peu, le retour des rassemblements permettra aussi au P’tit clown aux ballons de rappeler ses princesses et ses mascottes - et de relancer ses services d’animation et de location de matériel de fête, qui constituaient 60 % de son chiffre d’affaires.

Puisque les revenus se font rares, Stéphanie Ouellette a toutefois abandonné l’idée de célébrer le 35e anniversaire de son entreprise avec un événement spécial.

«J’avais prévu de faire quelque chose de gros, mais avec tout ce qui se passe, je vais plutôt m’offrir la chance de me renouveler. La pandémie m’a apporté l’envie de prendre ma place et de briller de loin alors cette année, je renouvèle mes services, mon image et le look de mon magasin, mais je me renouvèle aussi en tant que personne. Je pense que c’est magique quand un commerce représente vraiment son propriétaire, et je veux continuer à semer cette magie dans ma ville.»

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