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Un véritable contrôle des loyers réclamé

Une manifestation a eu lieu, samedi après-midi à Montréal, afin de réclamer un véritable contrôle des loyers. 

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À quelques jours du 1er juillet, traditionnelle journée des déménagements au Québec, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) demande au gouvernement Legault d’adopter des mesures pour protéger le droit au logement. 

Rénovictions et hausse démesurée des loyers, les manifestants souhaitent que le logement soit traité comme un droit, et non comme une marchandise qui profite à des spéculateurs immobiliers. 

Bien que la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, ait présenté un plan d’action la semaine dernière, le RCLSLQ est d’avis que celui-ci «propose uniquement des solutions palliatives qui ne permettent pas de freiner les cycles de crise du logement». 

La ministre se défend en soutenant que plusieurs outils sont à la disposition des personnes qui se disent victimes d’évictions. 

«On a mis en place, directement dû à la situation des évictions, une ligne directe sur le site internet, donc les gens peuvent demander des informations et en 48h, le tribunal administratif du logement va communiquer avec les gens qui ont été soit évincés ou qui se sont sentis évincé de leur appartement», explique Mme Laforest.

«Donc c’est quand même la première fois qu’un gouvernement travaille pour renverser le fardeau de la preuve, maintenant le registre des loyers, on a quand même de très, très bons outils et comme je le dis, on a une ligne directe», ajoute-t-elle.

Pour Maxime Roy-Allard, du RCLALQ, ces outils ne sont pas suffisants. 

«C'est une ligne simplement d'information. Les locataires vont appeler pour connaître leurs droits, mais ensuite, ils se battent contre leur propriétaire. Ce n'est pas à armes égales. Souvent, ils ont beaucoup de pression qui est faite, il y a de l'acharnement, du harcèlement qui est fait par-dessus tout ça», déplore-t-il.

De son côté, Québec solidaire (QS) souhaite un moratoire sur les rénovictions le plus rapidement possible.

«Il y a une étude du Comité logement de la Petite-Patrie, en début d'année, qui a démontré que 85% des évictions pour rénovations ou pour reprise pour supposément mettre un parent sont frauduleuses. Donc, il faut un contrôle beaucoup plus important», soutient Andres Fontecilla, député de QS dans Laurier-Dorion.

- d’après les informations de Chu Anh Pham