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Elle souhaite que justice soit faite pour sa sœur tuée

Melanie Morrison, devant le mémorial construit à l’endroit où le corps de sa jeune sœur Tiffany, a été retrouvé le 31 mai 2010 à quelques mètres de la route 132 à Kahnawake.

Photo Clara Loiseau

Melanie Morrison, devant le mémorial construit à l’endroit où le corps de sa jeune sœur Tiffany, a été retrouvé le 31 mai 2010 à quelques mètres de la route 132 à Kahnawake.

Depuis 15 ans maintenant, Melanie Morrison mène un combat sans relâche pour faire élucider l’affaire de la disparition et de la mort de sa jeune sœur Tiffany qui avait 24 ans.

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« Je continuerais toujours de me battre pour Tiffany, pour garder vivants sa mémoire et son histoire et, surtout, pour que justice lui soit rendue. C’est ma petite sœur, j’ai toujours veillé sur elle et je continue de le faire, parce que c’est la seule chose que je peux faire pour elle aujourd’hui », confie Melanie Morrison, devant le mémorial qui a été construit dans le boisé où le corps de sa sœur, Tiffany, a été retrouvé il y a 11 ans.

Tiffany Morrison avait 24 ans lorsqu’elle a disparu le soir du 18 juin 2006 après une sortie dans un bar de LaSalle, à Montréal. 

Tiffany Morrison (à gauche) et sa sœur Melanie à l’époque.

Photo courtoisie, Melanie Morrison

Tiffany Morrison (à gauche) et sa sœur Melanie à l’époque.

La jeune mère n’avait pas prévu de rentrer tard et a pris un taxi, avant minuit, pour rentrer chez elle, comme elle l’avait promis à sa mère.

Mais Tiffany n’arrivera finalement jamais. Et c’est seulement quatre ans plus tard, le 31 mai 2010 que son corps a été découvert dans un boisé proche du pont Mercier, à quelques centaines de mètres à peine de chez elle, dans la communauté autochtone de Kahnawake.

« Ce qui a été confirmé, c’est qu’elle a pris le taxi avec une autre personne de la communauté [de Kahnawake]. Ce n’était pas son ami et elle n’était pas sortie à LaSalle avec (lui) », raconte Mme Morrison.

Toujours pas de trace

Mais selon cette dernière, le témoignage rendu par l’individu ne tient pas la route.

« Il disait qu’il ne se souvient pas pourquoi il était parti plus tôt que prévu, qu’il est descendu le premier de la voiture alors que ça n’a pas de sens. Et puis, il a refusé de se soumettre au polygraphe trois jours après avoir accepté », soutient Melanie Morrison, qui avait 32 ans à l’époque de la disparition de sa sœur.

Pour Mme Morrison, le problème est que dès le départ, l’enquête a été difficile.

« Il a fallu attendre qu’on découvre son corps pour que la Sûreté du Québec nous aide alors qu’on la cherchait. Il faut qu’il y ait plus d’ouverture et de volonté d’aider », soupire Mme Morrison.

Garder sa mémoire

Chaque année autour du 18 juin, Melanie Morrison redouble d’efforts pour faire circuler la photo de sa sœur, que ce soit sur les réseaux sociaux, des t-shirts ou des affiches. Elle espère ainsi que des témoins ou toute autre personne ayant de l’information à propos de la disparition de sa sœur l’aident à élucider ce meurtre.

« Ce n’est pas juste pour elle, c’est aussi pour toutes les femmes autochtones qui n’ont pas eu de justice et qui ne sont toujours pas écoutées », lance Mme Morrison.

Pour l’enquêteur des Peacekeepers de Kahnawake, Jimmy Jacco, qui travaille sur cette affaire depuis cinq ans, toute information à propos de cette affaire est la bienvenue.

Vendredi, date d’anniversaire de la disparition de Tiffany, la SQ a lancé un appel à la population pour trouver de nouvelles informations sur les circonstances de son décès.


Si vous avez des informations à propos de la mort de Tiffany Morrison, vous pouvez contacter :

Jimmy Jacco, enquêteur principal aux Peacekeepers de Kahnawake 

  • Cellulaire : 514-267-1006 
  • Anonymement : 450-632-2802  

Sûreté du Québec