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Marche du Courage Jean-Pagé: un autre pas vers la guérison

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Comme il le fait depuis quelques années, le pilote Bertrand Godin a troqué les pneus pour les espadrilles, dimanche, afin de soutenir la lutte au cancer de la prostate dans le cadre de la Marche du Courage Jean-Pagé.

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À l’image de nombreux Québécois ayant répondu à l’appel de l’organisme PROCURE, M. Godin a montré son appui aux 4300 hommes d’ici qui sont annuellement frappés par la maladie. Certes, les 4300 pas effectués par chaque participant n’élimineront pas ce cancer sur-le-champ, mais tout geste aidant à cette bataille de tous les instants constitue un pas de plus vers la guérison.

«La Marche du Courage, c’est comme si on nous envoie du soleil tout le temps, a imagé celui agissant à titre de porte-parole de PROCURE. Ce que Jean a laissé en héritage, c’est le courage. Et tous ceux ayant reçu le diagnostic en ont.»

«Pour moi, il s’agit d’une tradition depuis trois ans et ce le sera pour des années à venir. C’est la fête des Pères et le thème [de l’activité] : notre père, notre oncle, notre ami, tous ceux qu’on aime peuvent être affectés. Et les femmes proches de leur mari, leur père, le également sont autant», a-t-il ajouté en citant en exemple la fille de Jean Pagé, Isabelle, qui a pris le relais de son défunt papa en assumant un rôle de porte-parole chez PROCURE.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Les gens écoutent plus

Preuve que le message semble plus que jamais écouté par la population, la Marche a obtenu le succès escompté à la grandeur de la province. Elle a permis d'amasser 70 000 $, un montant grimpant jusqu'à 330 000 $ en incluant le Tour du courage, un défi cycliste qui se tenait sur les 30 derniers jours et se terminait dimanche.

«On a atteint le nombre de 4300 marcheurs au Québec qu'on voulait, a affirmé Chantal Dauray, directrice au marketing et des communications de PROCURE. C'était notre dernière année avec la pandémie, mais on se rend compte que ça permet de rejoindre des marcheurs un peu partout au Québec, avec l'événement sur Zoom.»

De son côté, M. Godin sent que ses interlocuteurs sont davantage sensibilisés par la cause, surtout que personne n’est à l’abri de la maladie. Le maire de Québec, Régis Labeaume, peut en témoigner, lui qui a combattu celle-ci en 2019.

«Jean a mis en place des choses, il a réuni des gens pour cela. [...] Puis, les gens m’abordent. Ils me parlent de leur oncle, de leur père, etc. Et il y a de l’aide qu’on peut aller chercher avec une ligne ouverte sept jours sur sept [1 855 899-2873]. C’est rassurant, car l’inconnu fait peur, a dit le pilote agissant comme analyste à TVA Sports. On marche aujourd’hui, mais on fait aussi un pas chaque jour.»

Cet optimisme et ce désir de contribuer à mater la maladie, M. Godin veut le partager sans cesse jusqu’à ce que le cancer de la prostate soit défait.

«Cinq ans pour maîtriser tout cela? J’y crois. La science avance, les chercheurs trouvent des solutions. En 20 ans, les traitements ont été nettement améliorés. Et quand on se donne des objectifs, on les atteint», a-t-il mentionné.

Parmi les marches tenues dimanche, des pompiers de Montréal ont parcouru cinq kilomètres sur la rue Sainte-Catherine, au centre-ville, avec une centaine de livres d'équipement sur le dos. Le cancer de la prostate a récemment été reconnu comme une maladie professionnelle pour les pompiers, qui sont 1,28 fois plus susceptibles d'en développer un que d'autres travailleurs en raison des produits chimiques auxquels ils sont exposés.

- Avec la collaboration de Patrick Duchesneau

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