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Parce que chaque parent compte

Loving father embracing his cute baby son

Photo Adobe stock

La fête des Pères, c’est l’occasion de dire aux papas qui nous entourent qu’ils comptent pour nous.

Nous, en tant que mères, fils, filles, frères, sœurs.

Nous, en tant qu’organisations qui interviennent au quotidien auprès des hommes, des pères, des mères, des enfants et des familles. Nous, en tant que société dans son ensemble.

Parce que l’engagement des pères profite non seulement aux pères eux-mêmes, mais également aux mères, aux enfants et à toute la société. 

À ce sujet, les preuves s’accumulent. Même si on étudie encore assez peu l’impact de la présence positive des pères au sein des familles, on sait aujourd’hui que cela a un effet bénéfique sur le développement des enfants. Et sur l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est aussi ça que nous célébrons à la fête des Pères.

Les pères ont changé

Dans son rapport, la Commission Laurent l’écrit noir sur blanc : les pères ont changé. Ils veulent davantage s’impliquer, et faire reconnaître leur rôle, leur place et leur importance auprès des enfants.

Or, des pères qui s’impliquent, cela fait aussi apparaître une nouvelle réalité : en tant que parents, les pères, comme les mères, ont besoin d’un soutien adapté à leur réalité. Cela aussi, la Commission Laurent l’a écrit noir sur blanc dans son rapport.

Pour ce faire, les pères doivent être ciblés par des politiques publiques qui osent reconnaître leur importance, les nommer, les identifier comme faisant partie, eux aussi, de la solution. Pas juste du problème.

Évidemment, tout n’est pas gagné. Des déséquilibres subsistent. Les mères portent toujours une plus grande charge mentale que les pères à l’égard des responsabilités familiales.

Et si nous faisions le pari qu’en les soutenant mieux, les pères en prendront une plus grande partie ? Qu’en les intégrant pleinement dans notre projet collectif, tout le monde en sortira gagnant ?

Défis

Au cours des prochaines années, plusieurs rendez-vous nous attendent pour prendre le virage de l’inclusion des pères dans les politiques publiques. Une nouvelle politique de périnatalité. Une nouvelle stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes. Un nouveau Plan d’action ministériel en santé et bien-être des hommes. La mise en œuvre des recommandations de la Commission Laurent. Autant d’occasions pour implanter un nouveau « réflexe paternité ».  

Parce que chaque parent compte, nous célébrons aujourd’hui l’engagement paternel sous toutes ses formes. Une fête bien méritée après une année de pandémie qui a bouleversé le quotidien des pères, des mères et des enfants. 

Mais dès demain, une fois les braises du barbecue refroidies, relevons le défi de faire rimer paternité avec « projet de société » et, surtout, avec « égalité », en utilisant tous les leviers de nos politiques publiques. Pour faire tomber les barrières qui subsistent à une parentalité plus équitable, mais aussi, pour reconnaître que les pères sont véritablement des parents à part entière.

Bonne fête des Pères à tous les papas !

Raymond Villeneuve, directeur général du Regroupement pour la Valorisation de la Paternité (RVP)

*ainsi que 29 cosignataires :

Mohammed Barhone, président, Confédération des organismes familiaux du Québec

Geneviève Bélisle, directrice générale, Association québécoise des centres de la petite enfance

Élise Bonneville, directrice, Collectif pour la petite enfance

Élise Boyer, directrice générale, Fondation Olo

Pierre Brassard, coordonnateur, Regroupement des organismes pour hommes de l’Île de Montréal

Normand Brodeur, professeur, École de travail social et de criminologie, Université Laval

Denis Chouinard, président, Association des bibliothèques publiques du Québec

Diane Dubeau, professeure, département psychoéducation et psychologie, Université du Québec en Outaouais, Université du Québec à Trois-Rivières

Karine Dubois-Comtois, professeure titulaire, département de psychologie

Christine Fortin, directrice générale, Réseau Maisons Oxygène

Christine Gervais, chercheure, Équipe Paternité, Famille et Société, Université du Québec en Outaouais

Dre. Jill Hanley, directrice scientifique, Institut universitaire – Sherpa, CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal

Valérie Harvey, sociologue, auteure de l’essai Révolution Papa

Jennifer Johnson, directrice executive, Community Health and social services network

Carl Lacharité, chercheur régulier, Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant et la famille, Université du Québec à Trois-Rivières

Amélie Landry, directrice générale, Réseau des centres de ressources périnatales du Québec

Isabelle Lizée, directrice générale, Espace Muni

Audrey McKinnon, directrice générale, Réseau québécois pour la réussite éducative

Diane Miron, directrice générale, Association québécoise de la garde scolaire

Sabrina Nadeau , directrice générale, À cœur d’homme

- Réseau d’aide aux hommes pour une société sans violence

Tamarha Pierce, professeure titulaire, Sciences sociales - École de psychologie, Université Laval

Sylviane Poirier, présidente, Fédération québécoise des organismes communautaires Famile

Marie Rhéaume, directrice générale, Réseau pour un Québec Famille

Valérie Richer, directrice générale, Regroupement provincial en santé et bien-être des hommes

Jacques Roy, professeure associée, Université du Québec à Chicoutimi

Kévin Roy, président, Fédération des comités de parents du Québec

Sandrine Tarjon, directrice, Association des haltes-garderies communautaires du Québec

Diane-Gabrielle Tremblay, professeure, Université TÉLUQ

Gilles Tremblay, chercheur responsable, Pôle d’expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes

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