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Prêt à tout pour l’avenir de son fils

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STEVE MADDEN/AGENCE QMI

À 65 ans, un père peut enfin savourer chaque instant après avoir passé une partie de sa vie à essayer d’offrir un meilleur avenir à son fils.  

Jorge Velarde vit aujourd’hui confortablement à Montréal avec son fils Santiago. Mais pour ce papa, la vie n’a pas toujours été facile. 

Arrivé au Canada en 2001, M. Valarde au eu son fils Santiago en 2005. Puis, il a dû retourner dans son pays d’origine, le Pérou, pour un travail universitaire en 2010.

C’est à ce moment que les embûches ont commencé.

Vivant une séparation là-bas, M. Velarde a dû se battre pour la garde de son fils devant les tribunaux péruviens. 

Pendant un an et demi, il dit avoir consacré la majorité de son temps aux démarches pour pouvoir rester avec Santiago. Il aura finalement gain de cause, raconte-t-il. 

« J’avais beaucoup de détermination. Je n’ai pas travaillé pendant les procédures judiciaires. »

Après cette période, M. Velarde et son fils ont passé quelques années au Pérou. 

Il souhaitait attendre que Santiago soit plus vieux avant de lui proposer de retourner au Canada afin de vivre une vie plus prometteuse. 

Ce qui fut possible en 2019. 

« Je ne voulais pas venir avec lui sans avoir sa permission. Quand il a eu 13-14 ans, il m’a dit qu’il voulait y retourner. »  

À leur arrivée au pays, le père et son fils ont été pris en charge par une Maison Oxygène, un organisme qui aide les pères qui vivent des difficultés, mais qui ont le désir de consolider le lien avec leur enfant. 

Ils y resteront sept mois, soit deux fois plus longtemps que la période moyenne de la clientèle de l’organisme.

Difficile de trouver un emploi 

Alors âgé de 65 ans, M. Velarde avait encore beaucoup d’obstacles devant lui.

« Faire une deuxième immigration et recommencer à zéro, c’était très dur pour moi », explique-t-il. 

L’un des défis était de se trouver un travail. Malgré ses qualifications, les niveaux de français ainsi que l’âge de M. Velarde ont semblé repousser des employeurs. 

Il passera plus de 30 entrevues avant qu’une entreprise ne lui offre finalement un emploi de soutien logistique dans un grand entrepôt. 

« C’était une sorte d’épreuve d’endurance pour nous deux, explique M. Velarde. J’ai tout fait pour mon enfant. »  

Malgré l’adversité, il a persévéré pour son fils. C’est un excellent papa, témoigne Virginie Bonneau, coordonnatrice à la Maison Oxygène du Carrefour familial Hochelaga.