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La pression sur les Golden Knights

Comme c’est le cas chaque fois qu’un grand écart sépare deux formations qui s’affrontent en éliminatoires, on ne donnait pas cher de la peau du Canadien à l’aube de cette guerre contre les Golden Knights.

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Pourtant, quatre parties plus tard, les deux rivaux se trouvent toujours nez à nez et sont maintenant engagés dans une série au meilleur de trois matchs.

« Je pense qu’il y avait des attentes de leur côté. Plus la série s’allonge, plus la pression se déplace sur eux, a soutenu Brendan Gallagher. Depuis le cinquième match contre les Leafs [de Toronto], on donne tout, on n’a rien à perdre. Ça finit par mettre un doute dans la tête de l’adversaire. »

Deux de ces trois rencontres se tiendront dans l’atmosphère endiablée du T-Mobile Arena de Las Vegas, là où les Golden Knights affichent un dossier de 6-3 depuis le début des séries.

Toutefois, le Tricolore n’est pas en reste. Il a remporté six des huit matchs qu’il a disputés sur les patinoires adverses, dont le deuxième dans le désert du Nevada.

« On m’a toujours dit que les bonnes équipes gagnent à la maison et que les grandes équipes trouvent une façon de gagner également sur la route. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est là qu’on voit le caractère d’une équipe. Et on a un groupe très expérimenté », a lancé Gallagher.

Bien gérer l’avance  

Sauf que la pression aurait été encore plus forte si le Canadien s’était pointé dans la capitale du jeu avec la chance d’éliminer les Knights. C’est le scénario qui se dessinait jusqu’à ce que Brayden McNabb nivelle la marque à mi-chemin de la troisième période, dimanche.

Auparavant, le CH avait obtenu quelques occasions de creuser l’écart, l’échappée de Cole Caufield arrivant en tête de liste. Ce qui signifie que les Montréalais ont tout de même bien géré leur avance, ne commettant pas l’erreur d’essayer de la surprotéger.

« Généralement, je pense qu’on le fait bien. On continue de croire en nos moyens et à créer des jeux. On ne veut pas être trop téméraires, mais on ne veut pas s’asseoir dessus et laisser s’écouler le temps non plus », a indiqué le défenseur Jeff Petry.

Attaque massive clouée au banc  

Garder le même rythme, continuer d’appliquer une certaine pression et utiliser sa rapidité augmente les risques chez l’adversaire de commettre une erreur ou une infraction. Du moins, en temps normal. 

Une statistique assez révélatrice démontre qu’après quatre matchs, depuis le début du troisième tour, le CH est la formation ayant déployé son attaque massive le moins souvent. Et pas par une mince marge.

Dans l’ordre, on trouve les Golden Knights (20 min 3 s), les Islanders de New York (19 min 32 s), le Lightning de Tampa Bay (15 min 52 s) et le CH (8 min 35 s).

Difficile en pareille situation d’afficher une constance ou d’établir un momentum.

Pas comme en saison régulière  

« C’est à nous d’être plus efficaces, a ajouté Petry. Ce n’est pas comme en saison régulière où tu obtiens quatre ou cinq avantages numériques. Tu n’as pas le temps de prendre ton erre d’aller, il faut que tu sois à point dès la première occasion. »

Évidemment, c’est si occasion il y a...