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Quatre régions passent au vert

Quatre autres régions passent en zone verte dès aujourd’hui, une semaine avant le reste de la province, alors que la propagation du virus au Québec est au plus bas depuis 10 mois. Mais la remontée des cas ailleurs dans le monde, notamment en raison du variant Delta, suscite plusieurs interrogations.  

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent, la Mauricie et le Centre-du-Québec s’ajouteront donc aux quatre autres régions qui sont déjà passées au palier de vigilance.

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Il y sera possible de côtoyer jusqu’à un maximum de dix personnes à l’intérieur ou tous les occupants de trois résidences. Lors de ces rassemblements, le port du masque et la distanciation sociale ne seront plus obligatoires.

Cette limite de dix personnes s’applique aussi aux rassemblements privés extérieurs et aux clients assis à une même table dans les restaurants ou les bars.

Par ailleurs, les sports extérieurs peuvent se faire en groupe de 50 et autant de spectateurs peuvent y assister. À l’intérieur, la limite de participants et de spectateurs est de 25.

Au plus bas 

Ces allègements surviennent alors que le Québec enregistre 103 nouveaux cas en 24 h, 2 décès de plus et une baisse de 8 hospitalisations. Le total des infections recensées dans la province cette semaine est au plus bas depuis août 2020.

La Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, qui doivent passer au vert le 28 juin comme le reste des régions en zone jaune, font état de seulement deux et cinq cas supplémentaires. 

Une 4e vague importante est-elle encore possible au Québec ?  

« C’est à peu près impossible qu’elle soit aussi dommageable que les précédentes. On est mieux préparés et les symptômes seront moindres grâce à la vaccination », affirme l’épidémiologiste Michel Camus. Une forte hausse des cas est possible, mais les hospitalisations ne devraient pas suivre le même rythme. 

 Et qui risque d’être touché ? Surtout les personnes non vaccinées. Elles seront plus susceptibles de souffrir des complications, mais aussi de les propager, lance l’épidémiologiste. Les risques d’infection des personnes non vaccinées sont de 1 sur 2908, d’après la Santé publique de l’Angleterre. Cette donnée passe à 1 sur 7901 après une dose et à 1 sur 22 455 après deux doses. Comme les vaccins protègent à 90 % contre le variant Delta et que ce dernier accroît les risques d’hospitalisation, les complications du virus toucheront plus souvent les individus non vaccinés. 

Pourquoi la situation demeure-t-elle critique dans plusieurs pays ?  

C’est surtout en raison du variant Delta.

Environ 60 % plus contagieux et comportant deux fois plus de risques d’hospitalisation, il représente quasiment l’entièreté des nouveaux cas au Royaume-Uni, mais une flambée des cas lui est notamment aussi imputée en Russie et au Brésil. 

Le problème, c’est que peu de gens ont obtenu leur deuxième dose, nécessaire pour affronter ce variant. « L’efficacité des vaccins [Pfizer et AstraZeneca] contre ce variant, c’est seulement 33 % après une dose [alors que c’est plus de 90 % après deux doses] », explique le virologue Jacques Lapierre. 

Que prendre en considération avant d’ouvrir les frontières ?  

La vaccination et la situation épidémiologique de notre pays et des pays voisins. « Les cas baissent énormément au Québec, c’est bien. Mais si ton voisin n’est pas correctement protégé, il peut te ramener n’importe quoi et ça peut repartir », souligne le virologue Jacques Lapierre.

C’est pourquoi l’opération de vaccination ailleurs est aussi importante que celle d’ici.

Si le Dr Lapierre estime qu’on peut espérer rouvrir nos frontières à compter de l’automne si tout se passe bien, Michel Camus croit qu’il serait possible de le faire dès cet été, mais avec un suivi très strict des voyageurs.