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Cinq ans de détention pour des agressions sexuelles sur son beau-fils

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Un homme de 40 ans a écopé de cinq années de pénitencier, mardi après-midi, au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, pour des agressions sexuelles commises sur son beau-fils, qui était âgé de cinq à sept ans au moment des délits.

Le résident de Saint-Prosper, en Beauce, s’est livré à trois reprises à des agressions sexuelles invasives sur le jeune enfant, entre 2010 et 2012, constituant une atteinte importante à son intégrité, selon les propos de la juge de la Cour du Québec, Rachel Gagnon.

Le délinquant sexuel, dont nous ne révèlerons pas le nom afin de protéger l’identité de la victime, a par ailleurs adopté «un comportement menaçant» à l’égard de son beau-fils, il l’a «bousculé» et l’a «sommé de garder le silence», a relaté la juge au moment du prononcé de la sentence.

Le criminel a aussi abusé de sa propre fille née de l’union avec la mère de son beau-fils. Ces autres agressions se sont produites entre 2012 et 2013 sur une fillette alors âgée de quatre à six ans. L’individu a été déclaré coupable en 2019 pour ces gestes, mais il est toujours en attente de sa peine.

Parcours difficile

«Le délinquant a vécu une enfance marquée par la violence et l’instabilité», a déclaré la magistrate, précisant qu’il «avait évolué dans une famille dysfonctionnelle» avec des parents consommateurs d’alcool et de drogues. Sa mère s’étant même livrée à la prostitution à l’intérieur du domicile familial.

Entre l’âge de six à douze ans, le criminel a été placé à l’orphelinat du Mont d’Youville, à Québec, où il a été «victime de sévices physiques et sexuels», a dit la juge Gagnon. Son état mental est d’ailleurs jugé précaire et jusqu’en 2020 il a eu des problèmes de toxicomanie.

«Ces éléments n’ont pas pour effet de diminuer [...] son degré de responsabilité», a néanmoins affirmé la juge, en mentionnant des facteurs aggravants dans ce dossier, notamment la nature intrusive des agressions, le jeune âge de la victime et la position d’autorité et du criminel.

Un rapport sexologique conclut aussi que le délinquant présente un «trouble pédophilique incestueux», a expliqué celle qui préside le tribunal, ajoutant que le risque de récidive se situe «au-dessus de la moyenne».

Lorsqu’on soustrait la détention provisoire, il reste au délinquant sexuel 58 mois à purger.