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Grand spectacle de la fête nationale: un spectacle ambitieux

Une vue nocturne de la scène érigée devant le Manoir Richelieu.

Photo Cédric Bélanger

Une vue nocturne de la scène érigée devant le Manoir Richelieu.

Malgré l’absence de spectateurs pour une deuxième année consécutive, le grand spectacle de la fête nationale qui sera diffusé jeudi soir sera un des plus ambitieux de l’histoire de l’événement.

Les journalistes qui ont visité le site, lundi, ont pu mesurer l’ampleur de cette production qui mettra en scène plus de 200 artistes. 

Entre la façade nord du Fairmount Manoir Richelieu et le fleuve Saint-Laurent, une immense scène munie de six passerelles a été érigée sur un terrain en pente, a priori pas conçu du tout pour héberger une telle infrastructure.

« C’est époustouflant », lance Marie-Mai, qui chante et agit comme porte-parole nationale des festivités.

En outre, tout autour de la structure, ont été dispersés des centaines de drapeaux du Québec, tous bien visibles. Non, il n’y aura pas de controverse cette année.

Contrairement à l’an dernier, à Trois-Rivières, on verra des drapeaux du Québec à l’écran.

Photo courtoisie

Contrairement à l’an dernier, à Trois-Rivières, on verra des drapeaux du Québec à l’écran.

Tout un défi

La scène, qui a nécessité 10 jours de montage, fait 223 pieds de largeur sur 108 pieds de profondeur. Ça aidera à respecter la distanciation physique, dit-on.

En comparaison, celle qui a servi à Céline Dion lors de son dernier spectacle sur les plaines d’Abraham faisait 190 pieds sur 137 pieds.

« Le défi technique est immense. C’est le show de la fête nationale avec la plus grande ampleur des dernières années, et possiblement de toute l’histoire », avance le producteur Sylvain Parent-Bédard.

Le producteur Sylvain Parent-Bédard lors des répétitions du spectacle de la Fête nationale, au Manoir Richelieu, à La Malbaie.

Photo courtoisie

Le producteur Sylvain Parent-Bédard lors des répétitions du spectacle de la Fête nationale, au Manoir Richelieu, à La Malbaie.

Le Manoir Richelieu fera office de fond de scène et de surface de projection pendant le spectacle. « Il deviendra un personnage », précise le metteur en scène, Jean-François Blais.

Promenade en région

Plusieurs vedettes, dont Corneille, Marie-Mai, 2 Frères, Louis-Jean Cormier et Charlotte Cardin, ont pris part aux répétitions, lundi, avant l’enregistrement du spectacle de deux heures, mardi soir. Bien que le cœur de l’événement sera à La Malbaie, d’autres régions du Québec seront mises en valeur durant le spectacle par le biais de performances préenregistrées.

Corneille en action avec pour toile de fond le fleuve Saint-Laurent, lundi, lors des répétitions.

Photo courtoisie

Corneille en action avec pour toile de fond le fleuve Saint-Laurent, lundi, lors des répétitions.

« On se promène pour être un peu carte postale. Nous allons aux Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie. C’est certain que nous allons à Québec et Montréal. Je me suis concentré sur l’est de la province, qui est tellement riche en paysages », indique Jean-François Blais.

Jean-François Blais lors

Journal de Québec

Jean-François Blais lors

Comme la scène ne dispose pas d’un toit, il ne reste plus qu’à souhaiter que la pluie se tienne loin de La Malbaie durant les deux prochains jours.


Animé par Charlotte Cardin, Louis-Jean Cormier, Corneille, Sarahmée, Samian et Cœur de pirate, le spectacle sera présenté à la télé, à 20 h, jeudi, sur les ondes de TVA, Ici Radio-Canada Télé, Télé-Québec et Noovo, avant d’être repris, en différé, à TV5 Monde.

La diversité s’invite à la fête  

Les spectacles de la fête nationale du Québec se suivent, mais se ressemblent de moins en moins.

Répétitions Fête nationale 2021

Photo courtoisie

Diversité des genres musicaux, des sexes et des communautés culturelles seront plus que jamais au cœur de ce spectacle qui se distinguera nettement des grands rassemblements des Saint-Jean-Baptiste d’antan.

Dans le groupe de six animateurs, on retrouve trois gars et trois filles, parmi lesquels il y aura deux artistes à la peau noire et un représentant des Premières Nations.

Cette mosaïque se reflétera dans le choix des chansons. Les musiques urbaines, en particulier le rap, prendront davantage de place aux côtés des classiques habituels de la chanson québécoise.

« Je suis contente que le rap fasse sa place dans des événements de cette ampleur et soit considéré au même titre que la pop ou la folk », se réjouit la coanimatrice et rappeuse Sarahmée.

« Il y a beaucoup de sujets qui bouillonnent par rapport à la diversité, au racisme, notre histoire, et ça se reflète dans le spectacle. Ça vaut la peine qu’on célèbre le fait qu’on avance et qu’on s’ouvre à l’histoire des autres », ajoute Marie-Mai.

Pandémie

Le sujet de l’heure, la damnée pandémie, ne sera pas oublié, promet le metteur en scène Jean-François Blais.

« Dès le début, on parle de cette tempête parce que nous l’avons tous vécue et qu’on espère tous voir la lumière au bout du tunnel », promet-il.

Un hommage sera aussi rendu à Raymond Lévesque, André Gagnon et aux autres grands disparus de la dernière année, assure-t-on.