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Le Canada à un cheveu de bannir les thérapies de conversions

POL-PARLEMENT-OTTAWA

Photo d'archives, AGENCE QMI

Le projet de loi visant à pratiquement interdire les thérapies de conversion au Canada est à un cheveu d’être adopté, la Chambre ayant approuvé le texte dans sa version quasi finale.

Une majorité écrasante de 263 députés a voté en faveur du projet de loi, tous partis confondus, contre plus de 60 députés conservateurs qui s’y sont opposés. Le chef conservateur Erin O’Toole l’a appuyé.

Dans sa forme actuelle, l’adoption de la loi C-6 criminaliserait le fait de faire subir à une personne une thérapie de conversion contre son gré ou à un enfant, de recevoir de l’argent en échange de services de thérapies ainsi que d’en faire la publicité.

La loi C-6 interdirait aussi le fait d’envoyer un enfant dans un pays étranger afin de lui faire subir une thérapie de conversion.

La thérapie de conversion est définie par le gouvernement comme «une pratique qui vise à modifier l’orientation sexuelle d'une personne pour la rendre hétérosexuelle, à réprimer ou à réduire l'attraction ou les comportements sexuels non hétérosexuels, ou à changer l'identité de genre d'une personne pour qu'elle corresponde au sexe qui lui a été attribué à la naissance».

Ce projet de loi sera donc renvoyé pour une dernière lecture au Sénat, dont la dernière journée avant les vacances est prévue pour vendredi.

Si une élection devait être déclenchée avant la reprise des travaux parlementaires à l’automne, le projet de loi pourrait tomber à l’eau.