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Le sanctuaire du CH au Lac-Saint-Jean

Le Canadien de Montréal a un sanctuaire à L' Ascension, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Un partisan du CH, Rémi Larouche, a transformé son sous-sol pour vivre sa passion pour son équipe. Sur place, tout est bleu, blanc, rouge!

«Je descends en bas. C’est hockey. Je suis dans mon monde. Je voulais un endroit pour m'évader. C’est le Canadien partout, a affirmé fièrement ce partisan convaincu. Ma grand-mère écoutait le Canadien. Je l’écoutais avec. Je n’ai jamais cessé de les regarder par la suite. »

M. Larouche a donc aménagé son sous-sol en véritable salle tricolore. On y retrouve notamment un jeu de hockey sur table et des chandails encadrés de Carey Price, et un autre signé par Guy Lafleur.

Au mur, il y a un bâton de Vincent Damphousse autographié en 1994 lorsqu’à 14 ans, Rémi Larouche combattait la leucémie. Il avait vécu son «Rêve d’enfant» en rencontrant l’ancien joueur du Canadien.

Sa pièce maitresse est un sofa bleu, blanc et rouge qu’il a lui-même confectionné. «Quand on est un partisan, il faut être convaincu», estime Rémi Larouche.

Pour la première fois cette année, l’amateur âgé de 42 ans s’est laissé pousser la barbe, comme les joueurs. «C’est ma barbe des séries. Tant que je ne la coupe pas, on va gagner, a-t-il dit en se flattant le menton avec un large sourire. C’est la première fois que j’ai une barbe depuis 1993. Je me suis dit, cette année, c’est bon, je me fais pousser la barbe.»

Son joueur favori est sans aucun doute le numéro 31. «Price, c’est mon joueur. Je le défends.»

Durant les parties, toute la famille porte un chandail aux couleurs de la Sainte-Flanelle, question de mettre du piquant.

Sa passion lui joue parfois des tours, surtout lors des «pools» de hockey. «Quand je fais un repêchage, je prendrais juste des joueurs du Canadien. Mes amis me disent "c’est pour ça que ça ne marche pas tes repêchages ", a ajouté Rémi Larouche, un sourire en coin.

La famille embarque dans la passion du CH  

Sa conjointe depuis 20 ans, Francine Maltais, l’appuie dans cette passion. Elle ne prévoit jamais rien, un soir de match, surtout en série.

Quand le CH marque en prolongation, c’est l’euphorie dans le sous-sol familial. «Quand ils ont compté, c’était le "free for all". On crie. On s’est sauté dans les bras», a expliqué Francine Maltais en parlant du but gagnant de Josh Anderson en surtemps lors du troisième match de la série entre les Knights de Las Vegas et le Canadien.

La fille de Rémi Larouche, Ève-Marie, a embarqué dans la frénésie de son père. «On est tous stressés. Quand on compte, on se colle. On crie.»

L’autre enfant de la famille, Pierre-Luc Maltais, adore ces soirées de hockey. Son engouement pour ce sport lui vient directement de la ferveur familiale.

Rémi Larouche apprécie ces moments, surtout en temps de pandémie. «Le hockey, c’est rassembleur. Ça fait du bien d’avoir une équipe qui peut gagner.»

Toute la famille est confiante pour la suite du parcours du CH. Rémi Larouche croit que le Canadien éliminera les Golden Knights en six matchs, jeudi à Montréal.

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