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Mont-Tremblant passe officiellement dans le giron de la SQ

Photo d'archives Agence QMI

La police municipale de Mont-Tremblant est officiellement passée dans le giron de la Sûreté du Québec mardi, mettant ainsi fin à des années de conflit dans cette municipalité des Laurentides.

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Annoncée le 2 février dernier par la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, l’abolition de la police municipale fait en sorte que ses membres doivent troquer leur uniforme bleu pour un uniforme vert.

«Les 46 policiers et les 7 membres civils que nous accueillons chaleureusement au sein de la grande famille de la Sûreté du Québec sont des professionnels passionnés par leur travail, soucieux de servir la population et riches d’une vaste expérience et expertise dans la prestation des services policiers en milieu urbain. Ils partagent les mêmes valeurs universelles que leurs nouveaux confrères et leurs nouvelles consœurs, soit le service, le professionnalisme, le respect et l’intégrité», a commenté la directrice générale par intérim de la SQ, Johanne Beausoleil, par voie de communiqué.

La dissolution du corps de police municipal, qui desservait Mont-Tremblant et Lac-Tremblant-Nord, a été décidée en raison du conflit de travail qui empoisonnait les relations entre les élus des deux municipalités et leurs policiers.

Des tentatives de bloquer la dissolution avaient été faites devant les tribunaux, sans succès jusqu’ici.

Le président de la fraternité des policiers municipaux de Mont-Tremblant, Serge-Alexandre Bouchard, avait confié à l’Agence QMI, fin mai, qu’il se faisait à l’idée de devoir changer d’uniforme.

M. Bouchard estimait que la police municipale permettait cependant d’offrir un meilleur service aux citoyens, un argument maintes fois brandi par les policiers dans ce débat. Mont-Tremblant, de son côté, s’attend à réaliser des économies avec le service de la SQ.

«Nous, on a choisi de servir dans un petit corps de police. On n’est pas là par défaut. On est là parce que nous avons fait le choix de la proximité avec les citoyens. [...] On avait du monde qui allait dîner avec les ados à la cafétéria de la polyvalente chaque midi. Plusieurs de nos membres entraînent des jeunes dans des équipes sportives. Quand tu passes autant de temps avec ces jeunes, tu finis par les connaître, tu tisses des liens», avait expliqué M. Bouchard.

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