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Réouverture graduelle des frontières : Trudeau défend la stratégie du gouvernement

«La réouverture graduelle, ça se passe sur des échéanciers de plusieurs semaines, pas de plusieurs mois», a-t-il lancé.

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Ottawa a annoncé lundi un «premier pas» dans son plan d’assouplissements des mesures aux frontières, qui prévoit dès le 6 juillet la fin de la quarantaine obligatoire à l’arrivée au pays pour les citoyens canadiens et les résidents permanents entièrement vaccinés.

Aucune date n’a été donnée pour la réouverture de la frontière avec les États-Unis, de même qu’aucun indicateur précis qui permettrait de prendre une décision éventuelle.

Le premier ministre a toutefois expliqué qu’avant de passer à la prochaine étape, c’est-à-dire la réouverture des frontières aux visiteurs étrangers pour des voyages non essentiels, «nous devons avoir un niveau accru de protection à l’intérieur du Canada, avec plus de gens doublement vaccinés».

Si le Canada se trouve en première position au palmarès des pays avec le plus haut taux de personnes vaccinées avec une première dose, le pays est pratiquement en queue de peloton en ce qui concerne l’administration de la deuxième dose, considérée comme essentielle à une bonne couverture contre la COVID-19.

M. Trudeau a aussi signalé que la montée du variant Delta, qui inquiète les autorités dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et le Portugal, devrait aussi être un élément à considérer avant de permettre une réouverture aux étrangers.

Le cas du Québec   

La décision de la santé publique québécoise de n’offrir qu’une seule dose aux personnes qui ont déjà été infectées à la COVID-19 exclut de facto ces derniers de la possibilité de profiter de l’assouplissement prévu au début du mois de juillet.

À ce sujet, M. Trudeau dit «espérer avoir des annonces dans les semaines à venir», mais a reconnu qu’il n’y a «pas de garantie» de changement à ce sujet.

Cependant, il a affirmé que la question de l’inoculation à l’aide d’une seule dose était actuellement à l’étude par des experts. Une décision éventuelle sera basée sur la science, a-t-il rappelé.

«C’est quelque chose sur lequel on est en train de se pencher, mais on n’était pas prêt à trancher, à prendre une décision finale là-dessus pour l’annonce d’hier [...]», a lancé le premier ministre.