/news/currentevents

Un grave accident évité de justesse à Saguenay

Un accident dont les conséquences ont été évitées de justesse à Saguenay, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pave la voie aux discussions pour apporter des changements à la configuration routière du secteur.

Michel Rioux, un conducteur du camion-citerne expérimenté et originaire de Montréal, a manqué de freins dans la bretelle d'accès de la côte Sainte-Geneviève, situé dans le secteur nord de l'arrondissement de Chicoutimi, alors qu'un automobiliste lui a coupé le chemin.

Il a été forcé de reculer alors qu'un autre véhicule y était engagé.

«Si on n'avait pas eu un chauffeur de 36 ans d'expérience, on aurait pu avoir des morts. Souvent ce sont des camionneurs qui viennent de l'extérieur et n'ont pas une connaissance poussée de cette côte-là qui est très dangereuse», a indiqué le conseiller municipal du secteur, Marc Pettersen rencontré sur les lieux de l’incident par TVA Nouvelles, mardi matin.

Le conseiller en a profité pour rappeler l'importance d'avoir un deuxième lien entre les rives nord et sud de Chicoutimi.

«Heureusement le gars a réagi et s'est tassé de tout de suite. J’ai embarqué sur le trottoir et j'ai réussi à me tourner et à redescendre un peu avant de m'immobiliser sur le gazon. J'ai fait ça parce que je voyais les maisons et je me disais que j'allais foncer dedans», a raconté Michel Rioux, encore sous le choc.

Il admet avoir pensé mourir.

«S'il faut que je fasse signer une autre pétition, je vais le faire. On est encore à dire qu'il faut une étude de circulation pour un deuxième pont, mais ce n’est pas ce que je demande. C'est une étude socioéconomique pour voir les impacts de la circulation de matière dangereuse que ça prend. Il ne faut pas oublier que tous les poids lourds qui se dirigent vers la Côte-Nord empruntent aussi le pont Dubuc», a M. Pettersen.

Ce n'est pas la première fois que des incidents du genre se produisent à cet endroit.

Le propriétaire du restaurant La Bonne Patate, situé en bas de la côte où l'incident est survenu, réclame lui aussi des changements dans le secteur.

«Encore une fois on a passé proche d'y passer. Dès qu'on voit une vanne passer devant le restaurant, on a toujours peur parce qu'on se demande toujours si elle va monter ou reculer dans le restaurant», a affirmé Martin Tremblay.