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La crise du logement se fait sentir à Sherbrooke

À Sherbrooke, la rareté des logements abordables et sécuritaires est encore plus importante que dans les années précédentes, selon l'Association des locataires Sherbrooke.

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Et c’est encore plus difficile de trouver un toit lorsqu’on a plusieurs enfants.

C’est notamment le cas de Sara Veilleux et Jimmy Sage qui habitent un des immeubles de la rue Little Forks, dans l'arrondissement Lennoxville, en rénovation pour des problèmes de moisissures.

Le nouveau propriétaire a décidé de convertir leur immeuble en logements pour étudiants et n’a pas l’intention de renouveler leur bail en décembre prochain.

Le couple souhaiterait trouver un autre logement, mais en trouver un abordable et avec quatre jeunes enfants de moins de 10 ans, ce n'est pas simple. Ils ont essuyé plusieurs refus par des propriétaires qui craignent que leurs locataires soient dérangés par le bruit de la marmaille.

Et quand ils trouvent, le logement est soit trop petit ou beaucoup trop dispendieux.

La rareté de logements abordables frappe encore plus fort cette année selon l'Association des locataires de Sherbrooke, qui comptait mercredi matin sur sa liste, 54 ménage-locataires à la recherche d'un logis, à risque de se retrouver à la rue 1er juillet.

Environ 17 000 ménages en Estrie dépenseraient plus de 30 % de leur revenu pour se loger.

La ville a déjà annoncé qu'elle viendra en aide aux personnes dans le besoin, en leur offrant de l'hébergement temporaire.